Propreté: Du chemin à faire

Publié le par Alain GYRE

Propreté: Du chemin à faire 

Jeudi, 14 Novembre 2013

La célébration de la journée de la propreté aura lieu à Maroantsetra le 19 novembre. Des vidéos projecteurs, expositions et sensibilisations sur l’utilisation des toilettes modernes et l’eau potable sont au programme. La propreté, une notion que beaucoup de Malgaches ignorent.

 

Le fait de jeter les ordures n’importe où est un non respect de propreté  alors que beaucoup se font plaisir à le faire. Ignorance ou indifférence, difficile de déterminer le motif de cette mauvaise habitude mais le fait est là. Les marchands ambulants qui  poussent comme des herbes  ne sont pas indifférents à cette situation. Ils ne peuvent s’empêcher de laisser leurs sacs en plastique, leurs cartons et leurs déchets sur place le soir. A une époque, ils étaient invités à nettoyer derrière eux avant de partir mais au fil des temps, ils passent outre cette recommandation. Viendra s’ajouter à cela, le fait de se soulager n’importe où. Pour Madagascar, aucun arrêté dans la loi en vigueur ne stipule qu’il est interdit de se soulager n’importe où.

 

Par conséquent, aucune sanction n’est prévue à  cet effet . Seuls les « dinam-pokonolona » avertissent les personnes mal attentionnées . La présence de toilettes publiques n’atténue en rien la situation. Il faudra tenir compte des 4 mis qui envahissent la ville, ce sont surtout les 4-mis qui y vivent et y font leurs besoins. Déjà, il leur est déjà difficile de trouver leur pain quotidien, comment, payer un endroit pour se défaire de leurs besoins ? Ceci est un problème assez difficile à résoudre, vu que l’on ne sait pas du tout où loger ces pauvres gens. L’élaboration d’un arrêté interdisant à la population de se soulager où ils veulent s’impose. Aussi une  campagne de sensibilisation à l’aide de l’audio-visuel est  nécessaire pour faire connaître l’existence de cet arrêté et des sanctions y afférents.

 

Une enquête réalisée en 2010 révèle que  pour la moitié des femmes interrogées, le lavage des mains représente l’hygiène contre  un homme sur six.  Les personnes précisent que la propreté peut concerner le corps, les mains, le repas et les alentours.  L’enquête montre aussi que ce n’est pas la mémorisation des messages de sensibilisation sur le sujet qui pose problème mais peut-être leur compréhension ou leur mise en pratique. Beaucoup de quartiers de la capitale rencontrent des problèmes environnementaux et sanitaires colossaux relatifs aux canaux d’évacuations, aux dalles, aux ordures, plus précisément à la salubrité des quartiers. Loin de ces bacs, les habitants, en grande majorité très démunis, jettent leurs déchets dans les rues ou les canaux, ils les brûlent ou les enterrent, ou encore s’en servent pour remblayer des terrains inondables. Ces pratiques entraînent une grande insalubrité, vecteur de maladies comme la peste, le choléra et les maladies diarrhéiques.

 

NIR

La Gazette

 

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