Protection des lémuriens: lutter contre la déforestation

Publié le par Alain GYRE

Protection des lémuriens de Madagascar: Lutter contre la déforestation

     

 

Mercredi, 11 Juillet 2012

Parmi les thèmes ayant fait de nombreuses discussions figure la conservation des animaux endémiques à Madagascar.

Il s'agit là des lémuriens. En effet, les lémuriens sont des groupes parmi les plus menacées des primates dans le monde avec 40% des 102 espèces découverts sur la liste rouge. En effet, selon les recherches effectuées par les spécialistes, en 2000 : 17 espèces de lémuriens ont disparu, et depuis le début 2009, le taux élevé de perte de l'habitat de ces lémuriens à Madagascar a été aussi constaté. Selon les explications des scientifiques chercheurs, cette situation est due aux déforestations et aux crises que subit notre pays actuellement. D'ailleurs, durant la première journée de l'atelier qui a débuté lundi dernier à l'hôtel Carlton, des thèmes sur la protection et la conservation des lémuriens de Madagascar seront à l'honneur. Selon le Pr Jonah Ratsimbazafy, à Madagascar nombreux sont les espèces de lémuriens non encore découvertes du fait de la déforestation. Du coup, c'est de trouver des solutions face à cette situation qu'est vraiment le but de l'atelier. Les scientifiques chercheurs vont se concerter pour chercher et surtout aider Madagascar pour conserver sa biodiversité. De plus, cette concertation visera aussi l'application des stratégies fiables pour découvrir tant d'autres espèces endémiques du pays. Puisque, 50% des espèces endémiques de Madagascar sont encore méconnues.

Cependant, se situant sur une surface de 0,4% par rapport aux superficies planétaires, Madagascar abrite, les 20% des lémuriens endémiques au monde. De la sorte, Madagascar, dispose, donc, d'une faune exceptionnelle. C'est pour cela que les représentants issus des organismes non gouvernementaux et les spécialistes en biodiversité de Madagascar, somment les autorités pour la protection du milieu naturel des lémuriens afin d'assurer sereinement leur sécurité et leur conservation. Aussi, après l'atelier qui se terminera samedi prochain, les spécialistes envisageront d'adopter un plan d'action pour la conservation des lémuriens.

Bref, on tient à préciser qu'une quantité substantielle de l'habitat des animaux endémiques comme les lémuriens a été perdue, y compris les zones de forêt dans les parcs nationaux et les aires protégées. On estime que 28 500 km2 (2.850.000 ha2) de forêts primaires ont disparu. De ce fait, donc, des mesures fiables doivent être adoptées par les responsables concernés. Car la dégradation environnementale est un facteur conduisant à une perte surtout sur le plan touristique.

Prisca H.

Publié dans Revue de presse

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