Protection des mangroves : Une priorité pour les années à venir

Publié le par Alain GYRE

Protection des mangroves : Une priorité pour les années à venir       

Lundi, 17 Mars 2014

Les forêts de mangroves représentent 300.000 ha de toute la superficie de Madagascar. Ayant la particularité d’être un habitat pour plusieurs espèces marines,

 

la mangrove est une végétation transitoire entre le marin et le terrestre. Les marais de palétuviers qui constituent les mangroves sont en danger à cause de la coupe sauvage doit ils font l’objet. En effet, les branches de palétuviers sont utilisées pour la construction d’habitations. La protection des mangroves fait partie de la priorité de la W.W.F dans les années à venir. Et  deux paysages prioritaires se sont distingués parmi les autres.

 

Le premier, c’est les 89.000 ha de marais de mangroves dans le Cap d’Ambre. Se trouvant dans le Nord de Madagascar, ce marais de mangrove abrite 323 d’espèces de coraux. Représentant à lui seul, l’une des plus fortes diversités de coraux de l’Océan Indien occidental. Qui plus est, derrière cet écosystème, on peut dénombrer une multitude de petits métiers, pour ne citer que les pêcheurs artisanaux et industriels, les constructeurs, maîtres-saulniers ainsi que les petites communautés et associations locales dont la survie dépendent exclusivement des marais de mangroves. « Pour le cas des mangroves du Cap d’Ambre, les marais permettent une activité de pêcherie traditionnelle importante pouvant générer quelques 1.400 tonnes annuelles » affirme Dannick Randrianantenaina, Responsable du programme de conservation des mangroves au sein de la WWF.

 

Le deuxième paysage

 

prioritaire de la W.W.F est les 90.000 ha de mangroves de Manambolo dans le paysage de Maintirano (Melaky), Belo-sur-Tsiribihina (Menabe). Rappelons que ces mangroves hébèrgent la Pyguargue de Madagascar qui est l’un de sept oiseaux de proies les plus menacés au monde. Le projet de conservation des marais de mangroves dans ces zones ont commencé depuis l’année 2010. Toujours selon Dannick Randrianantenaina, « Nous nous mobilisons pour que d’ici 2016, au moins le quart de cette zone de palétuviers soit régi par un système de gestion durable et qu’au fur et à mesure nous pourons transferer la gestion aux communautés locales. »

 

La protection des mangroves est très importante car outre le fait que c’est un lieu de vie pour plusieurs espèces, c’est également un stabilisateur efficace pour certaines zones côtières contribuant à la résilience écologique des écosystèmes marins et côtiers.

 

Y.L

La Gazette 

 

Publié dans Revue de presse

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