Qualité de l'éducation : Madagascar au 151e rang sur 186 pays

Publié le par Alain GYRE

Qualité de l'éducation : Madagascar au 151e rang sur 186 pays

 (17-05-2013) - La qualité de l'éducation est un défi à relever pour Madagascar où à peine la moitié des enseignants du primaire sont titulaires d'un certificat d'aptitude pédagogique (CAP) ou d'un certificat d'aptitude à l'enseignement (CAE).

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Un peu moins de la moitié des enseignants du primaires à Madagascar, ne sont pas qualifiés. Sur les 102.000 enseignants du primaire, public et privé confondus, 58.000 sont titulaires d'un CAE ou d'un CAP, soit autour de 57%. Une situation qui a forcément des conséquences sur la qualité de l'éducation dans le pays. Car dans ce domaine, Madagascar se trouve au 151e rang sur 186 pays, selon l'indicateur de développement publié par le PNUD pour 2013.

 

La question a été relevée, hier, dans le cadre du lancement de la campagne mondiale pour l'éducation (CME). La qualité de l'éducation et de l'enseignement est, justement au coeur de cette campagne, justifiant le thème choisi pour cette année : « Chaque enfant a besoin d'un enseignant : des enseignants qualifiés pour tous ». Cette campagne mondiale organisée par la société civile et à laquelle Madagascar participe depuis 2003, est avant tout une interpellation des décideurs et rappelle à ces derniers les promesses qu'ils ont tenues ainsi que les actions qu'ils doivent encore entreprendre pour atteindre les objectifs de l'éducation pour tous d'ici 2015. Au coeur de cette campagne, le Mouvement National pour l'Education Pour Tous (Mo.N.E.P.T) regroupant une trentaine d'ONG et d'associations oeuvrant pour le développement de l'éducation à Madagascar, a organisé, hier, en sa qualité de membre de la société civile et dans le cadre du lancement de la CME, un atelier de plaidoyer afin de trouver des pistes de solutions afin de redresser la situation locale où la qualité de l'éducation est plus qu'inquiétante.

 

Un tiers. Quelques enseignants d'Antananarivo, ont été interrogés sur leur formation et leur motivation. Il ressortait de ces entretiens que le tiers des enseignants interrogés se considèrent comme des enseignants qualifiés. Ce genre de démarches, sans être exhaustive ni représentative« confirme l'insuffisance de la qualification des enseignants, même dans les grandes villes comme Antananarivo », souligne le Mo.N.E.P.T. Ainsi, malgré les avancées significatives en matière de scolarisation des enfants, la pénurie d'enseignants professionnels, bien formés et par conséquents, qualifiés, compromet les résultats des efforts déployés en matière d'éducation.« Le fossé entre l'éducation dont devraient bénéficier les enfants à l'école et les piètres résultats scolaires se creuse davantage », note toujours le MoNEPT. Les résolutions de l'atelier d'hier, sur son initiative seront incessamment transmises aux dirigeants et décideurs malgaches, aux bailleurs de fonds, et aux candidats à l'élection présidentielle, afin que ces derniers répondent concrètement à des problématiques réels.

 

Hanitra R.

Midi Madagasikara

Publié dans Revue de presse

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