Ralambo à l’honneur chez Max et Ferrailleurs

Publié le par Alain GYRE

Ralambo à l’honneur chez Max et Ferrailleurs

 

08.05.2014

 

Hommage exceptionnel à Emile Ralambo, chez Max et Ferrailleurs Isoraka, du 8 au 17 mai. Des tableaux inédits révèlent un peintre qui aime le réalisme et cherche à peindre le monde avec authenticité. D’autres peintres du début du XXe siècle seront à découvrir à cette exposition. Razanamaniraka, Ratrena, Jean Rambinintsoa, Rajonson, Gaston Rakotovao, Rahaniraka, Rabe, Roussel ou encore Bernard Ranjato.

 Ralambo a un grand souci du détail, à l’huile comme à l’aquarelle, ses tableaux sont précis et minutieux. Sur une toile qui date de 1957, sur laquelle il dessine un homme jouant à la valiha au bord du feu, le peintre déploie son génie. Il donne à voir une reproduction presque photographique d’une banale scène de vie au quotidien. De ce tableau se dégagent une tendresse nostalgique et une certaine sérénité.

 « La scène du riz » (1920) est une aquarelle débordante de vie où tout est en mouvement. Les femmes qui pilent le riz, les enfants qui jouent, les volailles à côté. Le tout baigné dans une ambiance lumineuse qu’il a su restituer avec légèreté et fidélité, grâce à la transparence de l’aquarelle. Il cherche à saisir l’instant, la lumière, les couleurs, et a bien réussi.

 Il excelle également dans les portraits de « types malgaches ». Du « Marin », un saisissant portrait d’un homme noir vêtu d’une marinière et dont les traits sont distincts et claires, à la

 « Femme sakalava au paréo » où les motifs du lambahoany ont été retranscrits comme dans une photo. Le regard comme le sourire, toute une palette d’émotions, c’est ce qui guide le pinceau de Ralambo.

 Emile Ralambo fait partie des peintres les plus connus de son époque. Né en 1879 à Antananarivo, cet autodidacte s’est entraîné à dessiner en reproduisant des tableaux célèbres. Son réalisme quasi-photographique le classe parmi les hyper-réalistes.

L’Express

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