REBOISEMENT : L’eucalyptus demeure indispensable

Publié le par Alain GYRE

REBOISEMENT :  L’eucalyptus demeure indispensable

 

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Le docteur Daniel Verhaegen (à dr.) lors de son exposé

 

 

La plantation d'eucalyptus devrait-elle encore avoir sa place malgré toutes les critiques émises à son encontre, notamment sur le plan écologique Le docteur Daniel Verhaegen, spécialiste en génétique forestière au sein du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), a avancé que les bois d'eucalyptus demeurent indispensables pour la population urbaine.

C'était lundi dernier, lors d'une conférence débat organisée par la CIRAD et le Centre national pour le développement rural (FOFIFA) à l'Institut français de Madagascar d'Analakely, dont le thème est axé sur « Eucalyptus à Madagascar : écologie, nutrition, charbon et génétique ».

« Il faut un bilan général pour trancher sur ce sujet. Le fait est qu'aujourd'hui, le charbon et le bois de chauffe d'eucalyptus alimentent le marché de la capitale et bon nombre de grandes villes. Si nous cessons le reboisement de cette espèce, plusieurs villes n'auront plus de source d'énergie. C'est cette espèce qui a permis d'épargner encore les espèces autochtones», a expliqué le docteur Daniel Verhaegen.

Selon ce chercheur, les résultats d'enquête sur les impacts de l'eucalyptus dans l'agriculture reste encore à approfondir.

La moitié des paysans enquêtés a avancé que le reboisement de cette espèce de flore asséchait les rizières. Tandis que la moitié n'a pas aperçu d’impact négatif conséquent. La seule précaution à prendre serait d'éviter le reboisement de cette espèce autour des nappes phréatiques et des points d'eau.

L'eucalyptus est en effet un grand consommateur d'eau, et ses racines peuvent aller jusqu'à 20 m de profondeur pour trouver de l'eau. « Il n'y a pas encore une recherche approfondie aujourd'hui démontrant la sécrétion de produits toxiques effectuée par l'eucalyptus sur les autres plantes. D'autant plus que le sous-bois existe toujours dans une forêt d'eucalyptus. La recherche tend aujourd'hui à accompagner la plantation d'eucalyptus avec l'acacia. Ce dernier permet de fixer l'azote dans le sol », conclut le spécialiste en génétique forestière au sein du CIRAD.

 

Vonjy Radasimalala

 

Lundi 25 novembre 2013

L’Express

Publié dans Revue de presse

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