Recherche rizicole: Un plan stratégique pour booster la production

Publié le par Alain GYRE

Recherche rizicole: Un plan stratégique pour booster la production       

Mardi, 13 Mai 2014

138 kg/habitant/an en milieu rural et 118 kg dans les villes.

 

Les Malagasy sont parmi les grands consommateurs de riz dans le monde et les 2ème producteurs de riz en Afrique, mais doit encore importer une partie de leur consommation. Les opportunités foisonnent toutefois. Hier à l’hôtel Ibis lors de l’ouverture de l’atelier sur l’élaboration du plan stratégique de la recherche rizicole à Madagascar, le directeur régional du Centre du riz pour l’Afrique (Africa rice), Paul Kiepe a souligné : « Des pays asiatiques comme la Chine, pourtant grands producteurs de riz, commencent à en importer. Les opportunités de marchés existent donc ». Le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, Philibert Rakotoson abonde dans le même sens en évoquant la possibilité pour Madagascar de se positionner en tant que grenier de l’océan Indien, de l’Afrique australe et orientale. La recherche est l’un des piliers pour y arriver. D’où l’atelier organisé par le Centre national de recherche appliquée pour le développement rural (FOFIFA). Africa rice dont Madagascar est membre depuis 2011 épaule le pays dans l’élaboration du plan stratégique de recherche, a déjà permis à des chercheurs malagasy de renforcer leurs capacités...

 

Le directeur général du FOFIFA et membre du conseil d’administration d’Africa rice, Lala Razafinjara explique : « Ce plan est élaboré avec tous les acteurs de la filière et en conformité avec la Stratégie nationale du développement rizicole et le Projet sectoriel agriculture, élevage et pêche, lui-même aligné au Programme détaillé de développement de l’agriculture en Afrique de l’Union africaine. L’objectif est de permettre aux producteurs les plus vulnérables de jouir de la croissance économique, assurer la sécurité alimentaire et rendre la production nationale compétitive ». Ce plan portera sur l’amélioration des semences, la fertilité du sol, la maîtrise de l’eau, la résilience des riziculteurs vulnérables, etc. Africa rice, une association de recherche panafricaine créée dans les années 70 comptant 24 pays membres et forte de ses expériences et connaissances, vont beaucoup apporter pour Madagascar sur ces différentes branches. Des pays africains qui n’étaient guère producteurs de riz, ont beaucoup développé leur filière grâce à Africa rice. Pour le Bénin, il a vu ses surfaces cultivées et son rendement augmenter. Ce pays dispose aussi d’un laboratoire d’excellence.

 

Pour Madagascar, Ambohibary Sambaina et Ankazomiriotra ont été sélectionnés pour devenir des Pôles de développement rizicole (PDR). Ceux-ci constituent un élément clé du plan stratégique 2011-2020 d’Africa rice. Il s’agit de zones géographiques où seront intégrés des programmes de recherche le long de la chaîne de valeur du riz. L’objectif est d’aboutir à des résultats pour le développement rizicole. Quant à l’Africa rice, elle projette de s’installer sur la Grande Ile en 2015. Mais dès septembre prochain, des techniciens résideront dans le pays. En matière de semences, l’association propose l’Arica (ou advanced rice for Africa). Il s’agit d’une gamme de variétés améliorées adaptées aux différentes écologies du continent. C’est la synthèse des partenariats de 30 pays africains, asiatiques… qui apportent leurs meilleures variétés. Ces variétés sont analysées et dispatchées en fonction des écologies. Il existe 5 Arica dont 3 pour la riziculture de bas-fond et 2 pour les plateaux. A la fin 2014, une nouvelle génération d’Arica fera jour.

 

Fanjanarivo

La Gazette

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