Réduction des risques des catastrophes

Publié le par Alain GYRE

Réduction des risques des catastrophes (RRC)

Pour le renforcement des préparations

vendredi 7 septembre 2012, par Haingo

Madagascar figure parmi les pays les plus exposés aux cyclones et inondations. Après l’Inde et le Bangladesh, son classement se trouve au troisième rang dans le monde. C’est pour cette raison que le programme de formation post-universitaire DMGRC avec son laboratoire officiel d’accueil du Département Économie de la faculté DEGS à Antananarivo en collaboration avec « Initiative commune de plaidoyer pour la RRC (Réduction des Risques des Catastrophes) à Madagascar » (ICPM) ont organisé ce jeudi 6 septembre une conférence débat suivi d’un atelier intitulé « Réduction des Risques des Catastrophes (RRC) et développement : mythes ou impératif » à l’Hôtel Paon d’Or d’Ivato. Outre les organisateurs, des représentants au sein des différents ministères et organismes exerçant cette activité sont venus rehausser de leur présence l’atelier.

Rakotovao Alain, coordinateur au sein de l’ICPM a expliqué qu’il s’agit d’un atelier de sensibilisation à effectuer les activités de préparations avant la survenance des catastrophes naturelles. Ils ont également présenté les différentes activités de préparations en vue de réduire les impacts des catastrophes. Les citoyens et la société méritent une formation et éducation sur cette préparation, qui inclut, à titre d’exemple, l’abattage des arbres, le renforcement des bâtiments de services publics et des habitats, le renforcement des travaux de réhabilitations des routes... avant le passage des cyclones. C’est également à travers cet atelier que les organisateurs vont collecter les idées des participants pour améliorer la politique nationale de gestion de risques de catastrophes. Déterminer les besoins afin de définir les priorités en RRC et définir les engagements pour mettre en exergue la RRC à Madagascar, fait également partie des objectifs de l’atelier.

L’un des objectifs est aussi d’inciter les responsables étatiques à montrer une meilleure volonté politique en accordant plus de considération à la RRC, vu que cette dernière a donné des résultats positifs, selon toujours ce coordinateur de l’IPCM. Les expériences menés par les institutions financées par le service d’aide humanitaire et de protection civile de la commission européenne (ECHO), à travers le programme DIPECHO (Disaster Preparedness ECHO) à Madagascar le montrent notamment. Ainsi, lors du passage de la tempête tropicale « Irina » en début d’année, il n’a pas été nécessaire pour les organisations œuvrant dans les secours d’urgence d’intervenir à l’issue des inondations à Maroantsetra. Les communautés concernées ont su quelles dispositions prendre et ont fait preuve de résilience grâce à leur connaissance en RRC. De ce fait, il est utile et conséquent d’appliquer la RRC car elle contribue également au développement du pays.

Et Rakotovao Alain de démontrer que 1 dollar investi au sein de la RRC engendre 4 dollars de bénéfice en termes de catastrophes évitées. Notons que l’impact économique des catastrophes est grand à Madagascar pour ne citer que celles de 2008 qui ont coûté 4% du PIB.

Madagascar-Tribune.com

Publié dans Revue de presse

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