Région Bongolava: Promotion des greniers communs villageois

Publié le par Alain GYRE

Région Bongolava: Promotion des greniers communs villageois       

Jeudi, 24 Avril 2014

Avec le ministère de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche, la Cecam Bongolava opte pour la promotion des greniers communs villageois (GCV).

La vulgarisation du microcrédit grenier commun villageois paraît répondre à tous ces critères : en stockant leurs produits dans un entrepôt fiable jusqu'à ce que leur cours augmente, et en utilisant ces produits comme garantie, les agriculteurs peuvent accéder à des ressources financières avant de vendre leur production. Les prêts obtenus serviront à des fins productives. Ceci entre dans le cadre de la Stratégie pour la réduction de la pauvreté à Madagascar. La plupart des ménages n'arrivent pas à stocker le riz dont ils ont besoin pour l'année entière. Ils doivent le racheter à un prix élevé durant la période de soudure. Il faut également savoir gérer ses productions efficacement. Ceci implique une meilleure maîtrise du cycle de marché, notamment le prix d'achat et de vente des produits, une capacité de se mesurer avec les acheteurs et une bonne gestion de trésorerie. Or, le niveau d’instruction de la population est bas. 29,77% des chefs de ménages sont analphabètes.

 

Durant des années, les politiques de prix appliquées sur presque toutes les filières existantes à Madagascar n'ont fait que détériorer le potentiel de production du pays. Elles consistaient à fixer à un niveau relativement bas le prix d'achat aux producteurs, au profit des consommateurs en milieux urbains. Les paysans qui constituent 80% de la population, et au niveau de qui se trouve la grande masse des pauvres, devraient être les principaux bénéficiaires de cette action. La dynamisation du marché des produits agricoles est l'une des clés du développement économique et social de Madagascar. La promotion des GCV figure en ce moment une priorité pour aider ces paysans.  

 

La région Bongolava qui couvre 17.209 km_, dispose d’un potentiel agricole important. Les cultures vivrières et de rente sont présentes sur l’ensemble du territoire, mais les niveaux de productivité de la terre et du travail sont très variables. Les facteurs explicatifs de ces différences reposent principalement sur le degré d’enclavement. Dans l'ensemble de la région, la rizicuture principalement pluviale prédomine avec 100.000 hectares, suivie de la culture du maïs, 35.000 hectares. De 1.600 tonnes l’année dernière, la production de maîs promet d’ateindre 1.900 tonnes  pour la Cecam et ses partenaires. Notons que la taille des ménages est de 5,02 personnes en moyenne. Les surfaces maîtrisées sont relativement importantes (5 à 10 hectares), et le recours au travail « mécanisé » est courant (charrue, prestations tracteurs,…).

 

NIR

La Gazette

Publié dans Revue de presse

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