Religion: Célébrer la communion autrement

Publié le par Alain GYRE

Religion: Célébrer la communion autrement    

Samedi, 14 Juin 2014

 

Pratiquée par les chrétiens, la communion désigne l’acte de recevoir le pain et le vin en mémoire du dernier repas du Christ avec ses disciples la veille de sa Passion.

 

Le fait de communier signifie concrètement que le communiant reçoit une hostie de la part du prêtre ou du pasteur. C’est un rite très sacré pour les chrétiens.

 

Chez les protestants, il faut suivre une formation biblique d’une année afin de mieux connaître la Bible. Pour l’église FJKM Betafo Fanavaozana Ambohimanarina, il y est organisé des formations tout au long de l’année en deux promotions. Pour la première promotion de cette année, elle n’enregistre qu’une vingtaine de personnes aspirées par la communion alors que d’habitude, c’est beaucoup plus nombreux jusqu’à une centaine dès fois.

 

Les apprentis en communion reçoivent un diplôme à la fin de la formation, après quoi, ils deviennent des communiants confirmés. Le rite par lequel on célèbre cette règle s’appelle la messe chez les catholiques et chez les orthodoxes. Il est appelé la Cène ou La Sainte Cène chez les protestants.

 

Cette étape de la vie est un évènement très marquante et très importante dans la vie chrétienne. Ces dernières années, les familles qui en ont les moyens organisent une grande fête après la délivrance de ces fameux diplômes. Une fête pendant laquelle tous les membres de la famille ainsi que les proches amis sont invités. Une grande fête digne d’un mariage, car on a droit à des menus gastronomiques et des boissons à gogo. La famille du nouveau communiant va jusqu’à faire appel à des services traiteurs. Un menu complet avec deux entrées dont une froide et une chaude, un plat de résistance bien bon et un dessert délicieux et des boissons hygiéniques bien sûr. Le coût d’un menu complet varie entre 20.000 ariary à 30.000 ariary.

 

Au début des festivités, une prière et des chansons évangéliques pour marquer l’évènement qui accueille le nouveau communiant dans la grande famille de Dieu. Une heure, deux heures, c’est une fête bien religieuse mais une fois plongée dans l’ambiance, dans le bain d’une célébration, les festivités tournent vers d’autres ambiances tout à fait à l’opposé de ce qu’elles doivent être. Les invités se lâchent et se permettent de dépasser les limites d’une fête censée être religieuse. Tandis qu’on peut y voir certaines bouteilles de boissons alcoolisées cachées timidement sous les tables, beaucoup se mettent à chanter des chansons profanes, certains se mettent à danser dessus. A la fin, c’est une fête qui n’a rien à voir avec une fête religieuse comme cela aurait dû l’être.

 

Pour en revenir aux communions, elles ne sont pas célébrées tous les dimanches mais un dimanche sur deux ou sur quatre. L’usage ancien est certainement celui d’une distribution de pain consacré et de vin. Distribution faite par le prêtre ou le diacre, à l’image d’un repas. Après la prédication, une liturgie simple introduit dans la communion , puis les fidèles se mettent en cercle autour de la table. Chacun reçoit de son voisin le plat contenant le pain et la coupe contenant le vin, se sert au passage s’il désire communier puis le passe. Le pain et le vin sont pour les chrétiens, signes de la parole et de la vie du Christ. Après un chant d’action de grâce, les fidèles retournent à leur place pour la fin du culte.

 

NIR

La Gazette

Publié dans Revue de presse

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