Réserves naturelles : 90% des richesses naturelles malgaches s’y trouvent

Publié le par Alain GYRE

Réserves naturelles : 90% des richesses naturelles malgaches s’y trouvent        

Lundi, 20 Janvier 2014

 

Madagascar possède des ressources naturelles inestimables comme le graphite, la chromite, le charbon, la bauxite, le sel, le quartz, le sable bitumineux, le mica ainsi que plusieurs pierres précieuses dont l'émeraude,

 

le rubis et le saphir et des pierres fines. Particulièrement, le Sud de la Grande île regorge de grandes réserves de pétrole, de pierres et de métaux précieux (or, platine, argent, saphir, rubis, émeraude, topaze, grenat…), et on y trouve même des minéraux radioactifs. A part cela, d’autres régions abritent des richesses comme les bois précieux et les plantes médicinales. Tout cela en dehors de l’existence de faunes et flores dont la plupart sont endémiques, sans oublier les ressources halieutiques.

 

Selon les informations reçues auprès du ministère de l’Environnement et des Forêts, la plupart des richesses du pays se trouvent dans les réserves naturelles. En collaboration avec les partenaires financiers et techniques, le ministère développe actuellement une nouvelle stratégie pour protéger à tout prix les réserves naturelles. Ainsi, des dispositifs ont été élaborés pour que les parcs ou les réserves soient toujours conservés. Cette stratégie participe à la lutte contre les exploitations illicites des ressources et richesses naturelles.

 

Mais d’autres problèmes surgissent en dehors des exploitations illicites des forêts ou des bois précieux lesquels sont depuis quelques temps, devenus classiques. Il en est ainsi des populations riveraines des réserves naturelles qui ont leurs propres conceptions de ces ressources. Cette situation est problématique dans un contexte où la conservation des aires protégées de Madagascar implique d’importantes restrictions des droits d’accès des populations locales aux ressources naturelles dont elles dépendent. Or, la situation d’extrême pauvreté des populations rurales, les aléas climatiques et les difficultés d’accès aux marchés les conduisent à développer des systèmes agraires multifonctionnels au sein de terroirs dans lesquels l’organisation coutumière de l’espace reste de manière souvent concurrentielle avec le droit de l’Etat, une référence incontournable.

 

Dans une perspective de développement durable, l’aménagement d’un territoire vise à organiser l’espace afin d’y établir des infrastructures et de rationnaliser l’exploitation des ressources naturelles en vue de la satisfaction des besoins vitaux, voire de l’amélioration des conditions de vie des populations locales, présentes et futures. Dans les pays en développement, la prise en compte du pluralisme juridique s’impose tant lors de la conception que lors de la mise en œuvre des politiques publiques, notamment en matière d’aménagement du territoire et de la protection des espaces conservés. Bref, la conservation des réserves naturelles reste toujours un défi à relever tant que la population locale reste encore pauvre. Les statistiques dénoncent que 75% de la population, extrêmement pauvres et vulnérables, dépendent de l’environnement.

 

R.V.

La Gazette

 

 

Publié dans Revue de presse

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