Rio Tinto QMM: Conjuguer réhabilitation minière et développement

Publié le par Alain GYRE

Rio Tinto QMM: Conjuguer réhabilitation minière et développement    

Lundi, 02 Juin 2014

 

Etant la première compagnie minière à avoir fait une réhabilitation minière à Madagascar, Rio Tinto QMM a depuis 2009 réhabilité 129 ha de terrains situés à l’intérieur du site minier où il travaille à Fort-Dauphin.

 

Les essences plantées sont à croissance rapide et permettront aux riverains de faire face à la prochaine pénurie de bois dans la zone. Citons l’eucalyptus robusta, l’eucalyptus citriodora, l’acacia sp., le lepironia mucronata (ou « mahampy » dans la langue vernaculaire), le casuarina equisitifolia. Ces essences permettront aussi de valoriser des terrains actuellement impropres aux activités agricoles. Quand elles seront exploitables, elles pourront, en effet, assurer tous les ans et de façon soutenue l’approvisionnement en bois de 10 000 villageois ou de 4 000 personnes en charbon de bois. Ces plantations pourront être récoltées dans 6 à 10 ans, selon les essences. Ces reboisements font partie de la réhabilitation des terrains exploités auparavant par Rio Tinto QMM. Cette réhabilitation porte également sur la reconstitution des sols et la restauration des peuplements autochtones, c'est-à-dire les forêts naturelles et les marécages. Elle a lieu avant, pendant et après les activités minières que la compagnie mène à Mandena.

 

La réhabilitation mobilise les employés de la compagnie et ses contractants, la compagnie elle-même en tant que partenaire financier, les communautés locales, la région Anosy, les ONGs… Elle a créé 638 emplois temporaires en 2013 et 550 en 2012. Rappelons que la réhabilitation s’inscrit dans le plan de gestion environnemental du projet déposé auprès de l’Office national pour l’environnement (ONE) en 2001. En effet, la convention d’établissement votée comme loi sous le régime Ratsiraka prévoit pour QMM la remise en état des zones exploitées. Dans l’éventualité où des surfaces de forêt devraient être coupées, il est prévu à titre de mesure d’atténuation, de les réhabiliter dans le cadre d’un programme de plantations d’espèces à croissance rapide. En 2000, seulement 203 ha de forêt littorale subsistaient sur un total de 2120 ha, ce qui laisse supposer que seulement des surfaces très réduites pourraient être coupées pour permettre l’exploitation. Pour la réhabilitation de l’ensemble de la zone exploitée étalée sur 2 120 ha, deux scénarios de réhabilitation sont préconisés. Il s’agit de la restauration des écosystèmes et de la plantation d’espèces utiles à croissance rapide. Pour la restauration des écosystèmes, elle permettra, entre autres, de restaurer la flore utile, rare, endémique et menacée. Sinon, le reste de la superficie (75 %) sera valorisé avec des espèces utiles à croissance rapide et utiles aux communautés riveraines.

 

L’objectif est d’avoir un « Net positive impact » (NPI) sur la biodiversité locale. Selon le bilan de l’ONE et du Comité de suivi en environnement régional (CSER) sur le suivi des activités de la mine pendant ces 5 années d’exploitation, les impacts positifs sont beaucoup plus conséquents que les négatifs.

La Gazette

Publié dans Revue de presse

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