Riziculture: La production stagne

Publié le par Alain GYRE

Riziculture: La production stagne       

Samedi, 31 Août 2013

Le riz représentant le principal aliment de la population malgache, l’importance accordée à la riziculture est plus que judicieux.

 

Les derniers chiffres des statistiques agricoles en 2012 indiquent que sur  1,2 million d’ha de rizières exploitées à Madagascar, 78% sont de types irrigués, soit 979.803 ha. Pourtant la production stagne autour de 2,5t/ha et ne contribue qu’à 12% du Pib du pays, a confié Bebe Razaiarimanana, secrétaire permanente du Plan d’Action pour le Développement Rural (Padr) hier, à Anosy lors de l’animation sur le développement rural.

 

La culture de riz ne rapporte donc pas assez de rendement à l’heure actuelle. Plusieurs problèmes ont été évoqués, parmi lesquels l’un des gros qu’est l’infrastructure hydro-agricole. Les infrastructures disponibles en ce moment datent presque toutes de l’ère de la colonisation ou de la première République. Selon les dires de Bebe Razaiarimanana, une infrastructure ne dure que 20 ans maximum. Ce qui signifie que les infrastructures existant nécessitent des entretiens massifs et continus. Ce qui n’est pas le cas pour les paysans malgaches. Raison pour laquelle, le thème de l’animation d’hier a été porté sur l’importance des infrastructures hydro-agricoles dans l’économie rurale à Madagascar. Ces thèmes permettent en effet aux acteurs de développement, les paysans ainsi que les techniciens de pencher plus aux méthodes qu’on doit déployer afin de valoriser le secteur rizicole qui a une grande potentielle si c’est bien exploité.

 

Les enquêtes et les études menées affirment que le Vakinankaratra produit plus de riz dans le pays à cause de l’existence des rivières et des fleuves. Ce qui signifie qu’en plus de l’Alaotra dont le pourcentage des riziculteurs exploitants est important avec un taux de 69%, 96% pour Fenoarivo-Atsinanana en 2012, l’on serait en droit d’affirmer que Madagascar est dotée d’une potentialité rizicole importante avec la région Vakinankaratra. Pourtant, avec le mode d’irrigation, la prédominance du réseau traditionnel transparait dans l’ensemble des observatoires. Une baisse du pourcentage des superficies aménagées a été notée dans les deux greniers à riz, Marovoay et Alaotra. Ceci peut être lié à la détérioration des ouvrages hydro-agricoles disponibles. Ce pourcentage est descendu de 36% à 20% de 2011 à 2012 pour l’observatoire de Marovoay puis, de 62% à 47% pour celui de l’Alaotra.

 

Bref, les paysans ne peuvent pas développer la culture du riz dans le sens proprement dit du terme sans de nouvelles infrastructures hydro-agricoles. Avec les moyens insuffisants, on ne peut pas se permettre de créer une grande infrastructure mais, selon toujours la secrétaire permanente du Padr, il est important de valoriser les 3.600 km de fleuves et de rivières existantes dans la Grande Ile. Avec le développement des petites infrastructures et les moyens naturels et disponibles, les paysans peuvent les entretenir avec l’association des usagers, a-t-elle continué. Autrement dit, le secteur irrigué est important et incontournable dans l’économie rurale pour assurer la production agricole. A ne pas oublier aussi que l’irrigation est une alternative à l’adaptation au changement climatique.

 

R.V.

La Gazette

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