Riziculture : Les techniques PAPRIZ en plein essor

Publié le par Alain GYRE

Riziculture : Les techniques PAPRIZ en plein essor

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Le projet PAPRIZ est en passe de devenir un grand succès

Initiées en août 2011 à Analamanga, les techniques de culture de riz irrigué véhiculées par le projet PAPRIZ ont séduit bon nombre de paysans. De bons résultats sont palpables.

Moins de quantité de semences pour plus de rendement. C'est ainsi que Jean de Dieu Ramarokoto, un riziculteur vivant à Ambohitromby dans le district d'Ankazobe, a résumé les impacts de l'utilisation des techniques culturales de riz irrigué véhiculées par le Projet d'amélioration de la productivité rizicole sur les hautes terres centrales (PAPRIZ), ou plus connues dans le monde rural par l'expression «Voly Varin-d’Rajao». Selon ses témoignages, il a noté une très grande différence en matière de coût, avec l'utilisation des techniques PAPRIZ. « Il y a une année, ce producteur a utilisé plus de 450 kapoaka de semences (soit la quantité d'une boîte de lait concentré de lait concentré de 390 grammes) pour obtenir 600 kilos de riz, contre 20 « kapoaka » de semences améliorées actuellement, pour une production de 1 400 kilos.
Jean de Dieu Ramarokoto n'est qu'un cas parmi d'autres. Selon le directeur régional du développement rural Analamanga, Joseph Bruno Rakoto, un millier de producteurs ont adopté ces techniques, et près de 400 hectares de superficie en sont concernées.
Autosuffisance
Gervais Andrianoelina a obtenu cette année un rendement de 3,95 tonnes à l'hectare contre environ deux tonnes à l'hectare. Avec 100 hectares cultivées avec ce «Voly Varin-d’Rajao », la commune de Ambohitromby est en tête des localités qui l'ont adopté dans la région. Cette zone a atteint grâce à cette technique l'autosuffisance pour le riz. « Nous n'avons plus besoin de nous approvisionner chez les communes riveraines », a indiqué le maire Jean Daniel Randria­mahefa, qui a encouragé d'autres producteurs à l'adopter. Les riziculteurs ont bénéficié de l'encadrement des techniciens japonais, de petit matériel comme le « Raionera» pour le repiquage en ligne et des semences améliorées. Ils ont été appuyés dans ces deux domaines par le centre de services agricoles, et financé par le fonds régional pour le développement agricole.
Le PAPRIZ a développé un paquet technique de la culture du riz irrigué comprenant les techniques culturales, l'utilisation des semences de qualité, l'utilisation de petit matériel agricole comme les sarcleuses, la maîtrise de l'eau et l'utilisation d'engrais chimique (le NPK) et organique. Le projet est mis en œuvre dans cinq régions, à savoir Alaotra Mangoro, Bongolava, Vakinankaratra, Itasy et Analamanga. Il a débuté en 2009 dans les trois premières régions et prendra fin en janvier 2014.

Lantoniaina Razafindramiadana

Mercredi 20 fevrier 2013

L’Express

Publié dans Revue de presse

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