Sainte Marie: l'île aux trésors des pirates

Publié le par Alain GYRE

SAINTE MARIE : l’île aux trésors des pirates

A l’Est de la Grande île, une île jette ses ancres tranquillement dans l’eau turquoise d’un paisible lagon. Longue de 63 km pour 5 km de large, Sainte Marie baigne au large de la côte nord-est de Madagascar. Elle est entourée de petits îlots aux noms très évocateurs : îlot Madame, île aux Nattes, îles aux Forbans et l’île aux Femmes. L’île Sainte Marie est un véritable jardin tropical luxuriant. Elle abrite en son cœur des forêts où vivent une variété de faune exceptionnelle et endémique telle que les lémuriens ainsi qu’une majestueuse orchidée.

Ces différentes îles qui couronne Sainte Marie et l’île principale ont leurs propres lots d’émerveillements pour vous.

L’île aux femmes est un véritable petit paradis tropical que les pirates, fins connaisseurs, avaient choisi pour base comme en témoigne encore leur cimetière. Jadis, il s’y est tissé le libre destin de richissimes pirates, on y raconte encore d’insolites légendes. Elle se situe non loin des voies maritimes où transitaient des navires revenant des Indes avec des cales débordantes de richesses. Pourvue de baies et de criques protégées des tempêtes où les fruits abondaient et l’eau douce est très courante, Sainte Marie devint une base populaire pour les pirates au long cours du XVIIe au XVIIIe siècle.

L’île aux Forbans, située au coeur de la baie d’Ambodifotatra, la capitale de Sainte Marie, verra séjourner des figures légendaires de la piraterie telles que : John Avery, Christophe Condent, Thomas Tew, William Kidd, et Olivier Le Vasseur. De nombreux vestiges de ces pirates subsistent à Sainte Marie. L’île aux Forbans est le lieu de repos éternel des grands noms de pirateries. Sur cette île, un verdoyant cimetière abrite ces aventuriers des mers du sud. Autrement dit, cette presqu’île est la sépulture de pirates, de hors la loi, de fonctionnaires des colonies et de forçats étrangers. On y découvre aussi de nombreuses tombes de marins et trafiquants dont certaines datent du début du dix-huitième siècle. Tous ces vestiges attestent que l’île Sainte Marie constituait un port d’attache pour une vingtaine de vaisseaux et le lieu d’habitation d’un millier de forbans.

L’île Sainte Marie est réputée pour le grand festival de Zañaharibe qui a lieu tous les ans. Les baleines de l’Antarctique remonte dans cette zone où les eaux sont chaudes. De Juillet en Septembre, un nombre important de ces cétacés se regroupent dans le canal de Sainte Marie pour se courtiser, s’accoupler, mettre au monde leurs petits et les éduquer. Pendant cette saison, ce paradis devient le nid des baleines mégaptères. A Madagascar, on qualifie ces animaux de « Zañaharibe », qui signifie « Grand Dieu » en raison du respect que portent les Malgaches envers cette espèce menacée de disparition. Des embarquements vers le large sont organisés pour les visiteurs afin de mieux apprécier le spectacle de la baleine. Les souffles ressemblant à un jet d’eau de quelques mètres de hauteur permettent facilement de localiser les géants. On pourrait s’en approche doucement tout en gardant une certaine distance, dans le but de voir les plus magnifiques spectacles de votre vie et de décortiquer le comportement des baleines. Arrivé au large, contempler leurs spectacles et leurs gestes instinctifs avec la parade de sauts d’un mâle ou la caresse d’une mère accompagnant son baleineau dans ses premiers mouvements. Les baleines à bosse s’expriment parfois par des gestes spectaculaires. La frappe des nageoires pectorales sur l’eau (« flippering ») ou de la caudale, (« tail-slapping »), la sortie de la tête au dessus de la surface de l’eau (« spy-hopping »), le saut (« breaching ») parfois totalement en dehors de l’eau. Ces comportements constituent les magnifiques passes du ballet grandiose des baleines à bosse.

 

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