Santé: un vaccin contre la diarrhée en vue

Publié le par Alain GYRE

Santé : Un vaccin contre la diarrhée en vue

Johanita Ndahi­mananjara, ministre de la Santé publique, a annoncé l’arrivée d’un nouveau vaccin, samedi

La maladie des mains sales est l’un des fléaux qui guettent les enfants. L'importation d’un remède préventif constitue ainsi une bonne nouvelle, même si ce n'est qu'une demi-mesure.

La maladie des mains sales est l’un des fléaux qui guettent les enfants. L'importation d’un remède préventif constitue ainsi une bonne nouvelle, même si ce n'est qu'une demi-mesure. Une bouffée d’oxygène pour les enfants. L'Eta, à travers le ministère de la Santé publique, envisage d'introduire en début d'année un vaccin contre la diarrhée. « L’introduction de ce nouveau vaccin aurait dû se faire cette année, mais comme cela nécessite une forte sensibilisation et du matériel de conservation, et comme nous sommes sur le point de lancer le vaccin antipneumococcique PCV 10, cela doit attendre l'année prochaine », a annoncé Johanita Ndahi­mananjara, ministre de la Santé publique, samedi à Ambohidahy.
Étant la troisième cause d'hospitalisation des enfants à Madagascar, la diarrhée pourra de ce fait entrer en phase de régression chez les enfants de moins de 5 ans. Cependant, ce vaccin risque de décevoir quelques mères de famille, car la meilleure protection contre la diarrhée consiste à éviter de consommer de l’eau et des aliments susceptibles d’être contaminés, ainsi qu’à appliquer des mesures d’hygiène simples, comme le lavage des mains et la désinfection des objets.
Ces gestes demeurent pourtant un luxe dans la Grande île où la malnutrition reste la cinquième cause d'hospitalisation, selon Bako Nirina Rakotoelina, directeur de la santé de l'enfant, de la mère et de la reproduction au sein du ministère de la Santé publique. Les enfants sont contraints d’avaler toutes les nourritures qui pourraient remplir leur ventre sans tenir compte de leur qualité. Le faible taux d'accès à l'eau potable, 39% selon les statistiques du PNUD, amplifié par la coupure fréquente de l'eau potable aujourd'hui, ne facilite guère l'application de ces mesures d'hygiène.
Recrutements
La fermeture des centres de santé de base (CSB) dans quelques communes constitue aussi un autre problème, car les mères de famille peuvent y recevoir des conseils d'hygiène et y soigner leur progéniture.
« Au début de l'année, une centaine de CSB étaient encore fermés. Aujourd'hui, nous avons recruté 150 médecins et 50 membres du personnel paramédical. Néanmoins, beaucoup de postes restent à pourvoir car plusieurs membres du personnel médical ne souhaitent pas travailler dans les zones reculées, comme on en trouve dans la région Atsimo-Atsinanana. Et l'insécurité ambiante ne facilite pas non plus le travail du personnel », a confié le Pr John Alberto Bam Razafindrabe, directeur de cabinet du ministère de la Santé.
Mais pour Johanita Ndahi­mananjara, la Semaine de la santé de la mère et de l'enfant qui débutera le 5 novembre, est déjà un moyen d’atténuer tous ces problèmes.

Vonjy Radasimalala

Lundi 29 octobre 2012

L’Express

Publié dans Revue de presse

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