Sauvons la Savonnerie Tropicale

Publié le par Alain GYRE

Sauvons la Savonnerie Tropicale       

Mercredi, 02 Octobre 2013

Cela fait des années que la Savonnerie Tropicale tire la sonnette d’alarme. Les importations sauvages de savons la contraignent à réduire sa production. Les chiffres du chômage technique, dont souffre cet ancien fleuron de l’industrie malgache, parlent d’eux-mêmes. Plus de 100 jours de chômage technique en 2012, idem en 2013. Cette situation grave implique une détérioration du chiffre d’affaires et un gel des investissements, qui sont autant de signes annonciateurs d’une mort certaine. Si la famille Ramaroson, actionnaire majoritaire de la Savonnerie Tropicale, est à l’abri du besoin, ce n’est pas le cas des salariés. Ces derniers craignent fort que leur chômage partiel ne devienne définitif. Ils ont peur de ne plus pouvoir payer leur loyer et l’écolage de leurs enfants. Pour sa survie, la Savonnerie Tropicale n’exige pas l’impossible. Elle réclame l’application des conditions d’une concurrence loyale. Dans cet esprit, il est essentiel d’une part, d’augmenter les droits de douanes sur l’importation du savon et d’autre part, de dénoncer les commerçants indopakistanais qui se livrent à des importations frauduleuses. Parallèlement, il nous appartient à nous, citoyens, de protéger, à notre manière, notre tissu industriel et nos emplois qui glissent dangereusement sur une pente savonneuse. N’attendons pas la publication de l’acte de décès de cette société pour réagir. Jouons donc la préférence nationale en achetant les produits de la Savonnerie Tropicale qui sont d’excellente qualité. Le corps gras et la base alcaline de la plupart des savons importés abîment le linge et la peau.

M. GASPARD

La Gazette

Publié dans Revue de presse

Commenter cet article