SCIENCES : De l'eau potable par la mer

Publié le par Alain GYRE

SCIENCES : De l'eau potable par la mer

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Le docteur Wilfrid Chrysante Solofoarisina croit en la transformation de la mer en eau potable

 

Des chercheurs de l'INSTN évoquent la possibilité de transformation de la mer en eau potable. Les sources hydrauliques auraient besoin d'alternative.

 

 

Les sciences avancent à grand pas.

Le nucléaire, connu par la majorité des gens, dans la fabrication de la bombe atomique, peut jouer un rôle crucial dans la survie, notamment dans l'accès à l'eau potable. C'est ce qu'a annoncé le docteur Wilfrid Chrysante Solofoarisina. C'était hier, en marge de l'Accord régional africain pour la recherche et la formation dans le domaine des sciences et technologies nucléaires, à l'hôtel Panorama Andrainarivo. Selon ce chercheur, le nucléaire dont la matière première est l'uranium peut transformer la mer en eau potable, à condition que le pays mette en place une centrale nucléaire. « La centrale nucléaire produit de la chaleur, laquelle va chauffer la mer. Quand celle-ci est chauffée, le sel et les autres éléments défavorables à la production de l'eau potable se dégagent et il reste ainsi de l'eau », explique t-il. La centrale nucléaire nécessite toutefois d'énorme investissement de la part de l'État. Les chercheurs assurent que le nucléaire ne sera pas un problème, parce que le pays dispose d'uranium dont se servent sans limite les étrangers.

Alternative

« Si l'État n'arrive pas à mettre une centrale nucléaire pour l'ensemble, on peut le faire petit à petit, dans une région d'abord, selon la consommation en eau des habitants », ajoute le docteur. Ce projet « gigantesque » pourra résoudre le problème de quelques millions de Malgaches qui ont un problème d'eau potable. Beaucoup de ménages n'ont pas la chance d'en avoir et ainsi de se servir des rivières. Ceux qui ont un robinet sont également punis par la Jirama (société fournisseur d'eau et d'électricité) avec les coupures fréquentes, comme ce qui se passe dans l'Atsi­mon­drano. Selon les chercheurs de l'Institut national des sciences et techniques nucléaires (INSTN), le niveau des ressources hydrauliques ne cesse de diminuer et une autre alternative est dans le besoin dans les trente ans à venir. Outre l'eau potable, le nucléaire est aussi utilisé dans l'industrie et l'agriculture dans laquelle il sort la caractéristique à l'intérieur de la plante pour augmenter la taille de la graine.

 

Michella Raharisoa

 

Mardi 26 novembre 2013

L’Express

Publié dans Revue de presse

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