Secteur textile : L’Afrique du sud, un marché à fort potentiel

Publié le par Alain GYRE

Secteur textile : L’Afrique du sud, un marché à fort potentiel       

Mardi, 15 Avril 2014

Après l’inéligibilité de Madagascar à l’AGOA depuis début 2010, l’industrie du textile et de l’habillement a diversifié les destinations de ses produits.

 

C’est ainsi que l’Afrique du sud fait maintenant partie des importateurs des produits de Madagascar. D’après les données de UN Comtrade 2013, les exportations de Madagascar vers l’Afrique du sud ont beaucoup augmenté ces dernières années. Si elles étaient de 0,1 million en 2006, elles se sont situées à 40 millions US$ en 2011. La croissance des exportations vers le pays de Mandela a suivi la même courbe haussière : 105% en 2008, contre 84% en 2009 et 40% en 2010 pour se situer à 120% en 2011. Certes, on assiste à une évolution en dents de scie, mais il faut remarquer que les exportations vers l’Afrique du sud ont commencé à augmenter dès 2008, soit avant la crise politique malagasy. Pour le moment, ce marché représente près de 9% des exportations de Madagascar en produits textiles et habillement. Ce taux se rapproche des réalisations du pays sur le marché américain (9%) où les produits de Madagascar ne sont plus exemptés de droits de douanes depuis 2010.

 

Quoi qu’il en soit, la proximité avec l’Afrique du sud devrait jouer un rôle important que ce soit en termes de coût, de délai, de frais divers, etc. Il faut y ajouter l’exonération douanière procurée par l’adhésion des deux pays à la SADC. Citons aussi l’élimination des quotas sud-africains sur les importations chinoises en 2007-2008. Cette mesure a abouti à la diversification des fournisseurs pour le marché sud-africain. Et des entreprises de Madagascar se sont engouffrées dans cette brèche. Il faut noter que d’après une vaste enquête menée par le cabinet-conseil new-yorkais McKinsey en 2013, l’Afrique du sud fait partie des 10 pays africains sur les 53 où se concentrent plus de 80% de la consommation privée du continent. Toujours d’après cette enquête, les consommateurs urbains dans ces 10 pays commencent à avoir les mêmes goûts et préférences que ceux des autres grandes villes du monde. Ainsi, les industries du textile devraient tenir compte de ce changement. Car si auparavant, les consommateurs africains se contentaient de produits à faible coût mais de qualité moindre, ils sont maintenant 58% à fonder leurs choix en fonction de la mode et 43% jugent important de suivre les dernières tendances.  

 

Fanjanarivo

La Gazette

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