Sécurité alimentaire: Les légumineuses, des produits à reconsidérer

Publié le par Alain GYRE

Sécurité alimentaire: Les légumineuses, des produits à reconsidérer 

Jeudi, 31 Juillet 2014

  Le haricot est considéré comme un aide-mémoire par de nombreux ménages malagasy. C’est ainsi que les enfants sont incités à en prendre, surtout s’ils sont en classe d’examens. On en est maintenant à la période des examens et le Missouri botanical garden (MBG) rappelle les bienfaits des légumineuses : « Celles-ci se distinguent des autres végétaux comestibles par la quantité d’apports nutritifs qu’elles renferment tels que les sels minéraux (phosphore, potasse,...) et les protéines (60%). Moins chers que la viande, mais riches en protéines, certaines légumineuses comme les haricots sont parfois à recommander pour remplacer, à l'occasion,  la viande. Elles remplacent le plat principal, à condition de les associer au lait, au fromage ou une petite quantité de viande. Ainsi, vous obtiendrez un repas complet ». Les grains secs comme le haricot, le pois du Cap, les pois de bambara (« voanjobory ») abondent sur le marché. Leur qualité s’améliore d’ailleurs avec le soutien de projets de développement pour la filière, notamment dans le Menabe. Le « kapoaka » (ou le contenu d’une boite de lait concentré vide) vaut entre 600 et 1 200 Ar.

Parmi les plus chers, il y a les haricots riz ou « tsiasisa » (Vigna umbellata) dont le « kapoaka » vaut entre 800 et 1 200 Ar. Ils sont plus faciles à cuire et à digérer. Le MBG prévient toutefois : « Prises en trop grande quantité, les légumineuses provoquent des fermentations intestinales et ne sont pas recommandées dans le cas de certaines maladies arthritiques, hépatiques et diabétiques. Pour minimiser les réactions inconfortables, il faut les consommer en petite quantité et les faire cuire suffisamment. Cassoulet, beurre de cacahuète, lait de soja… sont bons pour la santé mais à consommer avec modération ». Toutes les légumineuses ne sont pas consommables. Certaines ont un haut intérêt économique et médicinal. Elles fournissent des substances alimentaires et médicinales, des bois magnifiques pour la construction et les arts. Citons le bois de rose et le palissandre, les substances tinctoriales, les gommes et résines. Quant aux légumineuses comestibles, les différentes parties peuvent être consommées : les feuilles, les fruits, les graines ou les jeunes gousses.

 

Les légumes secs sous forme de graines se conservent plusieurs mois dans un endroit frais. En vieillissant, elles durcissent  et nécessitent un trempage préalable et une longue cuisson. La couleur des graines a aussi une influence sur le temps de cuisson. Pour les haricots, les blancs sont faciles à cuire que les rouges. Mais les jeunes gousses telles que les haricots verts, les mangetouts sont consommées fraîches. Les tamarins ou « voamadilo » dont les fruits ont un goût acide, sont très appréciés par les jeunes en jus. Mixée avec du vinaigre et de l’oignon, la pulpe est connue pour ses effets laxatifs. Ce fruit entre dans la composition de certains médicaments destinés à faciliter le transit dans des traitements anticancéreux. Les légumineuses ou plantes à gousses se présentent sous diverses formes et couleurs. C’est l’une des légumes les plus consommées dans le monde. Madagascar compte 2 espèces sauvages à usage médicinal dont l’une est endémique. Les légumineuses forment une grande famille végétale avec plus de 7 000 espèces sous forme d’arbres, d’arbustes, d’herbes ou de lianes utiles à l’homme qu’elles soient alimentaires, industrielles médicinales et pour l’ébénisterie. Pour plus d’information http://www.tropicos.org/Name/42000184?projectid=17.

La Gazette

Publié dans Revue de presse

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