Soins de santé: La qualité des services s’est détériorée

Publié le par Alain GYRE

Soins de santé: La qualité des services s’est détériorée       

Vendredi, 18 Avril 2014

Dans le pays, et en matière de Santé, il est avancé qu’en ce qui concerne les soins de santé, en dépit d’une légère augmentation du volume de l’offre, il est évident que la qualité des services s’est détériorée de 2005 à 2010, tel que rapporté par les répondants aux EPM.

Plus, et d’après les données du document de la Banque mondiale portant Evaluation de la pauvreté du genre et de l’inégalité (PGIA), il apparaît qu’il n’est pas tout à fait clair que ces tendances existaient avant la crise au début 2009, mais elles se sont clairement aggravées depuis l’arrivée de la crise. Sans tenir compte de la qualité ou de l’utilisation, la disponibilité des soins de santé de base n’est pas universelle, étant la plus faible dans les zones rurales ou pour les plus pauvres. En outre, l’accès a empiré pour les plus pauvres entre 2005 et 2010. Dans l’ensemble, 77 pour cent des ménages ont indiqué qu’ils avaient accès à un centre de soins de santé de base en 2010, mais cette proportion était de 68 pour cent pour le quintile le plus pauvre (avec étonnamment peu de différence entre les pauvres en milieu rural et urbain), une proportion nettement plus faible qu’en 2005. En d’autres termes, 32 pour cent du quintile le plus pauvre des Malgaches n’ont pas accès à un centre de soins de santé de base.

 

Environ un tiers seulement des personnes ayant déclaré avoir eu une maladie ont effectivement cherché des soins formels, et ce chiffre est encore plus faible chez les pauvres : environ un cinquième des ménages du premier quintile recherchent des soins formel quand ils s’estiment malades. Le taux de consultation formelle dépend de manière significative du niveau d’instruction de la personne malade elle-même et de celui du chef de ménage - un autre mécanisme qui peut être encore au désavantage des pauvres. Il existe également des variations, mais moindres, selon le lieu de résidence, l’âge et le sexe, avec cependant, un taux de consultation exceptionnellement bas pour les bébés filles par rapport aux garçons.

 

Et les mêmes informations de souligner, surtout, que les centres de santé de base (CSB), dont les trois quarts sont publics, restent de loin les centres de soins les plus utilisés en cas de maladie.

 

Le taux d’utilisation des CSB a toutefois diminué ostensiblement à partir de 2005, y compris pour les pauvres, tandis que le recours aux hôpitaux et aux centres de soins de santé privés a augmenté. Les centres de santé privés sont souvent considérés comme offrant des services de meilleure qualité, mais ces services restent largement inaccessibles aux pauvres. Néanmoins, leur utilisation a augmenté, même chez les plus pauvres, par rapport à 2005. En plus du coût du traitement, la distance a un effet significatif sur l’utilisation des services, ce qui explique probablement une utilisation plus faible en milieu rural en général, même après qu’on ait pris en compte les revenus et les coûts.

La Gazette

 

 

 

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