Spiruline : Combattre la faim

Publié le par Alain GYRE

Spiruline : Combattre la faim                      

Jeudi, 23 Janvier 2014

 

La production de spirulines pourrait être une solution pour combattre la faim dans le monde selon les scientifiques. Le premier facteur limitant l'extension de la culture de spirulines dans les pays en voie de développement est le manque d'eau douce. Cependant, les spirulines peuvent se développer en milieu marin et il existe déjà dans le monde des fermes aquacoles qui élèvent des spirulines en eaux salées.

 

De son côté, l'Institut halieutique des sciences marines (IHSM) à Toliara a déjà un programme de recherche sur la spiruline menée par une scientifique malgache. Cet Institut a une collaboration importante avec des professeurs étrangers. Cette recherche est très développée à Toliara. De plus, la région abrite des marres avec des populations naturelles de spirulines.

 

Tout d’abord, la spiruline est une algue microscopique pluricellulaire. A la fois proche du végétal (elle produit de la chlorophylle), de l'animal (elle n'est pas recouverte de cellulose, ce qui la rend très digeste) et de la bactérie (elle ne possède pas de noyau), elle appartient à la classe des Cyanophyceae, famille des Oscillatoriaceae.

 

Selon un médecin, la spiruline peut guérir plusieurs maladies de par son rôle important de lutter contre la faim. Il se compose d’hydrogène et de potassium (380 ppm) fournis par l’eau de mer. Aussi, des métaux doivent être rajoutés mais en quantité très faible (de l’ordre de 1,6 mg fer /l, et 0,5 mg de bore et manganèse /l). Elle est constituée à 47 % de carbone, et le carbone minéral dissous dans l’eau de mer permettrait la production de 66 mg de spiruline par litre, ce qui serait insuffisant pour une culture. Le carbone et  l’oxygène  sont donc ajoutés en bullant du CO2 dans les bassins de culture. Il y a aussi, le phosphore, indispensable pour la photosynthèse. En effet, il est un des constituants des molécules de NADP et ATP. Il convient donc d’en rajouter dans les bassins de culture mais il faut tenir compte de son affinité avec le calcium, abondant dans l’eau de mer, pouvant entraîner une précipitation du phosphore. L’azote est le constituant important des acides aminés et il convient donc d’enrichir les bassins de cet élément. Les engrais azotés étant chers, nous essayerons de cultiver les spirulines en association avec des cyanobactéries fixatrices d’azote (Anabena, Calothrix, Nostoc, Scygonema etc).

 

Bref, la spiruline est bourrée de vitamines qui constituent un complément alimentaire de grande valeur aux propriétés remarquables. C’est à l’heure actuelle l’aliment reconnu comme étant le plus riche en protéines (60 à 70% du poids sec), protéines d’excellente qualité de surcroît car contenant tous les acides aminés essentiels. En traitement curatif, les effets de la spiruline sont incontestables. La consommation journalière d'une dose de 5 à 10 g produit des résultats souvent spectaculaires dans les cas de dénutrition avancée.

 

R.V.

La Gazette

 

 

Publié dans Revue de presse

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