Spiruline: Un pilier de la nutrition à Madagascar !

Publié le par Alain GYRE

Spiruline: Un pilier de la nutrition à Madagascar !

     

 

Mercredi, 13 Février 2013

N’existant nulle part ailleurs qu’à Madagascar, l’algue verte appelée « spiruline » est mondialement reconnue comme possédant toutes les qualités et quantités nutritionnelles nécessaires au développement et au bien-être du corps humain.

Elle s’avère aujourd’hui être le meilleur complément nutritif de l’homme.

Du début de sa découverte jusqu’à son initiation dans l’appui nutritionnel et médical, la spiruline avait passé plusieurs tests et analyses microscopiques visant à vérifier l’exactitude de ses apports sur l’organisme humain. Le résultat a été qu’il s’agit réellement d’un complément nutritif idéal que l’homme puisse prendre pour son développement. La spiruline contient les éléments essentiels que notre corps a besoin tels que les vitamines, calcium, sels minéraux et même de l’oxygène. Elle intervient également sur le plan moral et psychologique. Etant un élément psychomoteur, elle contient des composants qui permettent au système nerveux de s’équilibrer et de se stabiliser. Ainsi, des personnes endurant des troubles psychologiques, des traumatismes moraux ou des problèmes liés au fonctionnement du cerveau tels que la maladie d’Alzheimer ont intérêt à recourir à ce complément.

La spiruline s’avère aujourd’hui un remède à tous nos maux. De Gaule qui souffrait de la prostate en passant par Voahirana qui a rencontré des problèmes respiratoires, tout comme Félicia qui avait un taux de glycémie très élevé, tous ont affirmé que la spiruline les a poussés dans l’avancement de leur traitement. « Je devais passer une opération de la prostate. Mais à deux mois de prise de la spiruline, je constatais que mon état de santé allait de plus en plus mieux. Et afin de m’en assurer, je suis allé revoir mon docteur sans rien lui cacher. Eh bien, heureusement, il a poussé les efforts que j’ai entretenus jusqu’ici à continuer ma prise de spiruline », s’est exprimé De Gaule.

Quant à Voahirana, elle a sans ambages annoncé : « J’ai souffert d’une maladie respiratoire assez longtemps mais après que j’ai pris de la spiruline, je peux vivre et respirer normalement, m’occuper de mon travail de cultivateur. Cette petite algue est le principal élément de ma guérison ».

D’après le docteur Feziny Séraphine, médecin chef au sein du dispensaire catholique Antani-

mena, certaines maladies sont liées à des problèmes digestifs et/ou de nutrition et sans doute, c’est la prise de la spiruline qui peut contribuer à la résolution de ce problème. « Certaines maladies, à l’exemple de la cécité, peuvent être dues à l’aggravation d’une autre maladie tel que le diabète. Un diabète gras peut conduire le malade à la cécité s’il ne se nourrit pas convenablement. Le rôle de la spiruline est de pousser le transfert des aliments vers tous les organes qui en ont besoin tels que les yeux. Elle aide également à la reconstruction des appareils organiques qui ne marchent plus normalement. Et les patients n’ont pas besoin d’un long traitement puisqu’à seulement une semaine de sa prise, les effets de la spiruline sur leur corps peuvent déjà être constatés ».

Toutefois, le docteur Feziny Séraphine n’a pas manqué de souligner qu’actuellement, des

« fausses spirulines » abondent sur le marché et que les gens devront bien faire attention avant de les consommer : « Des sachets de spiruline peuvent contenir une moitié de poudre de vraie spiruline et une autre fausse, ou quelques granulés de vraie spiruline mélangés avec d’autres poudres, ou encore rien que de fausses poudres de spiruline. Ainsi, ceux qui veulent consommer de la vraie spiruline devront faire très attention en comparant les contenus de ces sachets avec la vraie spiruline délivrés par les distributeurs agrées avant toute consommation ».

Bref, la spiruline devra non seulement contribuer à l’appui médical des malades et faire partie des éléments essentiels à la guérison d’une maladie, mais également à l’éradication de la malnutrition dans le Sud de la Grande île. Elle devra être connue, reconnue, administrée pour ainsi devenir un pilier de la nutrition à Madagascar.

Niony H.

La Gazette

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