Stérilité : en expansion

Publié le par Alain GYRE

Stérilité : en expansion       

Dimanche, 09 Mars 2014

L'enfant est la plus grande richesse. C'est ce que nos ancêtres pensaient et aujourd'hui encore, la société malgache partage cette idée.

 

Malheureusement, la stérilité se répand, menaçant aujourd'hui deux couples sur dix.

 

D'après les informations recueillies au ministère de la Santé et du planning familial, environ 15% des couples ressentent des difficultés à concevoir des enfants tandis que 10% sont entièrement stériles. Les causes peuvent varier d'un couple à un autre mais elles sont d'ordre sanitaire, social et psychologique.  L'avortement provoqué est la cause la plus courante. De nos jours, le curetage, la  méthode d'avortement la plus utilisée favorise la stérilité chez une femme. A peu près 248 femmes tananariviennes y recourent chaque jour. S'ajoute à cela, le manque de rapports sexuels qui en est la seconde cause. Ce manque peut concerner aussi bien la fréquence, la durée, que la qualité des rapports. Mais aussi, il faudra savoir que la précocité des rapports sexuels, l'utilisation prolongée de la pilule contraceptive ainsi que l'incompatibilité des groupes peuvent également causer la stérilité. Ceci dit, le test prénuptial est rarement utilisé à Madagascar où les couples qui effectuent ces tests sont rares, faute de moyens. Il faut dire que les tests coûtent environ 227.700 ariary et plus. Dans les pays développés comme la France, chaque jeune couple peut se soumettre à un bilan prénuptial. Il comprend à la fois les incompatibilités et les bilans de bases tels que les dépistages. La principale incompatibilité au sens médical est l' « A, B, O » et le groupe rhésus.

 

Pour en revenir à la stérilité, les statistiques de la Banque mondiale révèlent que le taux de fertilité des femmes a connu une chute de 37% en 51 ans. Pour l'ensemble de la période 1960-2011, on enregistre une moyenne annuelle de 6,3. C'est en 1971 qu'on enregistre le plus haut niveau (7,3) et c'est en 2011 qu'on enregistre le plus bas niveau (4,6). Le changement enregistré entre la première et la dernière année est de 37%. Par ailleurs, la fécondation in vitro (FIV) est actuellement possible à Madagascar bien que la législation régissant l'insémination artificielle soit encore inexistante. Sous l'impulsion du gynécologue malgache Rakotobe Andriamaro, la fécondation in vitro (FIV) a fait son entrée à Madagascar en 2013. Pour résumé, c'est une technique de procréation médicalement assistée et de transfert d'embryon, ce dernier s’effectuant généralement 48 heures après la fécondation des ovocytes et des spermatozoïdes. Le coût de l'intervention est évalué à près de 8,637 millions d'ariary pourchaque patiente, et une femme peut porter au maximum trois embryons, ce qui pourrait aboutir parfois à la naissance d'un bébé unique, des jumeaux, voire des triplés.

 

NIR

La Gazette

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