Sud, Sud-est: Démarrage des travaux sur la RNT12A en octobre

Publié le par Alain GYRE

Sud, Sud-est: Démarrage des travaux sur la RNT12A en octobre       

Jeudi, 11 Juillet 2013

370 000 personnes installées dans des zones enclavées le long de cette route nationale temporaire ou RNT12A reliant Fort-Dauphin à Vangaindrano seront les premiers bénéficiaires de ces travaux. Financés par l’Union européenne à hauteur de 12 millions d’euros, ces travaux devraient créer plusieurs effets d’entraînement dont la praticabilité de la route toute l’année et donc la réduction des coûts des transports. L’ambassadeur de l’UE à Madagascar, Leonidas Tezapsidis, souligne que ces facteurs vont contribuer à augmenter les activités économiques dans les zones concernées, soit l’agriculture, la pêche et l’élevage.  En fait, l’UE adopte une approche intégrée dans ces interventions dans le Sud et le Sud-est, deux régions dont la pauvreté est criante. Cette approche permet de répondre à une partie des besoins socioéconomiques de ces régions. Comme quoi, l’UE ne se cantonne pas à des aides focalisées uniquement sur le social ou l’économie. Elle apporte sa contribution dans des secteurs sociaux comme l’éducation et la santé, tout en se souciant de l’amélioration du revenu de la population. La réhabilitation de la RNT12A va dans ce sens. Prévus démarrer en octobre-novembre prochain, la traficabilité de cette route nationale encore temporaire du fait des coupures pendant la saison des pluies, va stimuler la production dans les zones concernées.

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De plus, une nouvelle approche dans la conduite des travaux va créer 1 500 à 2 000 emplois d’après Daniel Dubois, chargé du programme infrastructures et transports à la délégation de l’UE à Madagascar. En tout, 6 000 à 7 000 ménages bénéficieront de ces travaux pour chaque année de mise en œuvre de ce projet. Cette innovation réside dans le fait qu’il s’agit de travaux sur une route nationale mais à exécuter avec le système de la Haute intensité de main d’œuvre (HIMO). C’est l’une des exigences de l’UE envers les entreprises qui seront adjudicataires des travaux. Comme matériels lourds, ces dernières ne devront donc utiliser que des camions et compacteurs. Le gros des travaux sera donc exécuté par de la main d’œuvre locale. Cette approche permettra d’ailleurs d’afficher un coût moindre pour l’entretien d’une route nationale. Les tronçons les plus chers vont coûter 50 000 à 60 000 euros le kilomètre. Ces tronçons-là comportent des ouvrages. Pour les autres, le coût est de 10 000 à 15 000 euros/km, contre 8 000 à 12 000 euros pour les pistes rurales. Pour la pérennisation des travaux, l’UE affirme que le Fonds d’entretien routier (FER) et l’Autorité routière de Madagascar (ARM) sont là pour le suivi des travaux et intégrer l’approche HIMO dans les travaux d’entretien des routes nationales. Autrement dit, le FER s’intéresse à cette approche.

Pour la RNT12A, les travaux vont porter sur 4 ans avec une répartition en plusieurs tranches. La 1ère qui va démarrer en octobre-novembre est entre les points kilométriques 45 et 97, soit sur 52 km. Les études sont en cours de finalisation et les appels d’offres seront lancés bientôt. Les travaux consisteront à remplacer les ponts en bois en mauvais état en ponts en béton armé ou en maçonnerie, traiter les points noirs, relever le niveau de la route là où c’est nécessaire. L’objectif est d’éviter les coupures en cas d’inondation. Avec un trafic léger (5 à 20 véhicules par jour) et des tonnages moindres, l’entretien périodique de cette route ne devrait se faire que tous les 15 ans, contre 7 à 8 ans pour les autres. Mais les travaux sont censés augmenter les activités économiques dans ces zones. Il faut noter que pour faire les 230 km entre Fort-Dauphin et Vangaindrano, il faut passer par 10 bacs faute de ponts. En 4x4, le trajet se faire en une journée.

Fanjanarivo

La Gazette

 

 

 

Publié dans Revue de presse

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