Tahina Rakotoarivony : « Figurations libres »

Publié le par Alain GYRE

Tahina Rakotoarivony : « Figurations libres »

 

 

30/04/13 |  Arts plastiques

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Koafezy
« Se mettre à nu pour une femme est une manière de manifester sa liberté. Elle dévoile ses secrets, ce qui peut vouloir dire qu’elle apprécie l’homme qui l’observe ou qu’elle veut juste attirer son attention, mais au fond il y a toujours ce manifeste d’égalité. Les mots, les phrases écrites symbolisent l’homme, ils renvoient à ce que dirait un homme… »








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« Je suis un artiste à temps plein même si c’est parfois très dur », clame ce disciple de feu Richard Razafindrakoto. Au gré de résidences et d’expositions en France, en Suisse, en Afrique, il se donne pour ambition de faire de Madagascar un carrefour de l’art contemporain en Afrique. C’est ainsi qu’il met en place l’Is’Art Galerie en février 2011 où 34 artistes ont déjà été exposés. On lui doit également la résidence artistique Imaitsoanala à 13 km de la capitale. Défenseur du combined painting, il intègre aussi bien l’impressionnisme de Cézanne, les couleurs flashy du fauvisme, le pop art d’Andy Warhol. Dans « Figurations libres », sa dernière exposition à l’Is’Art Galerie, il entend comme Keith Haring « affranchir l’art de ses frontières, de ses limites géographiques ou intellectuelles, au nom de l’art pour tous ». D’où ces créations brutes, mélanges de collages, pochoirs, dessins d’enfants et bandes dessinées, réalisées à partir de son matériel habituel : acrylique, marqueur Posca et collage.

 

 

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Esclaves
« Ces gens aux bras levés sont nus et tournés vers le mur. Avant d’arriver sur les lieux, ils n’étaient pas nus. Mais on leur a pris leur identité, leur intimité, on les a dénudés. Ceux à qui on a tout pris ne peuvent plus regarder ce qui les entoure, comme des enfants qu’on envoie au coin. Ils ne réfléchissent plus, ils doivent juste acquiescer. Les graffitis sont similaires à ce qu’on écrit dans les cellules de prison ou sur les bancs d’école. Ce sont des manifestes, des morceaux de mémoires. »

 

 

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Réunion publique
« Je me suis inspiré des travaux de Michel-Ange dans la chapelle Sixtine, il y a un personnage de couleur noire, les autres tiennent des livres, ce sont les décideurs. C’est finalement un sujet très terre à terre : les transferts de savoir et de culture sont régis par la civilisation dominante… Les coupures de journaux renvoient au bla-bla médiatique qui brouille plus qu’il n’informe. Au milieu de tous ces signes, le zébu agit comme une protection… »

 

 

 

 

 

Tahina Rakotoarivony : 033 25 148 71


Joro Andrianasolo
(article publié dans no comment magazine n°40 - Mai 2013 ©no comment éditions)

No comment&éditions est une maison d’édition malgache créée à Antananarivo en novembre 2011.

Elle publie principalement des livres sur Madagascar.

Ils sont distribués en librairie à Madagascar et en France.

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Publié dans Revue de presse

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