Tapis Mohair: Le problème de pureté de la race persiste

Publié le par Alain GYRE

Tapis Mohair: Le problème de pureté de la race persiste        

Samedi, 06 Juillet 2013

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Situé à l'extrême sud de Madagascar, Ampanihy demeure la capitale du tapis mohair. Le tissage de la laine mohair est un art traditionnel qui se transmet de génération en génération. Au fil des temps, les femmes du village d'Ampanihy ont su garder l’authenticité de cet art et ont fait de cette activité leur source de revenu. Pourtant, la filière est menacée depuis quelques années.

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Les chèvres Angora perdent la pureté de leur race car les paysans les mélangent avec les chèvres à viande. Ce mélange nuit non seulement à la quantité de laine produite par une chèvre mais aussi, la qualité de la laine obtenue. Si la première coupe d’une génération de race pure de chèvres donne environ 2,5kg de laine, à la 3e génération, elle ne peut fournir que 2kg pour un mâle et seulement 1kg pour une femelle. Pourtant, en 2012, la demande à l’international a triplé par rapport à l’année 2000. Les opérateurs dans le secteur tirent la sonnette d’alarme quant à la sensibilisation des éleveurs sur leur méthode.

Chaque pièce est unique. Les motifs s’inspirent des bijoux traditionnels, des symboles Mahafaly et Antandroy sans toutefois se priver d’y apporter de temps à autre une touche venue d’ailleurs. Les femmes travaillent par binôme durant la réalisation d’un tapis qui dure environ deux mois. Le métier à tisser traditionnel est relativement simple mais reste long et fastidieux. De part sa douceur, sa résistance, le tapis Mohair de Madagascar est très apprécié en Occident.

NIR

La Gazette

Publié dans Revue de presse

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