Taux de scolarisation: réduit depuis 2009

Publié le par Alain GYRE

Taux de scolarisation: Réduit depuis de 2009

     

 

Mardi, 11 Septembre 2012

« La crise politique a aggravé le taux d’abandon d’école et réduit le taux de scolarisation dans la Grande Ile », explique Noromanana Lalaharivony, coordinatrice de la Plate-forme de la société civile pour l'enfance.

Ainsi l’Unicef confirme que « le taux net de scolarisation au primaire n’est plus que de 73,4% en 2010 contre 83,3% en 2005. C’est donc plus d’un quart des enfants en âge d’être scolarisés au primaire qui sont actuellement victimes d’exclusion scolaire soit plus d’un million d’enfants. Rien que pour l’année 2010, près de 700’000 enfants sont sortis du système scolaire entre le CP1 et le CM1 soit 16,7% des effectifs inscrits ».

En fait, selon le sondage de la coordinatrice, la crise politique perturbe la vie des ménages sur le plan financier. A cet effet, plusieurs familles se trouvent en difficulté économique car la plupart ont perdu leur emploi. Le manque d’argent pour assurer les fournitures scolaires ainsi que les écolages, sont les raisons de l’exclusion scolaire et engendre des phénomènes aggravant comme le travail de l’enfant. Du côté des écoles, le coût des études, la faible qualité de l’offre éducative et des conditions d’étude ainsi que la distance et l’accessibilité des écoles expliquent une autre part importante du phénomène d’exclusion scolaire. Notons que le manque de soutien extérieur de l’Etat influence le coût, la qualité et l’accessibilité des écoles ainsi que le découragement des communautés face à l’exclusion scolaire.

Pourtant depuis 2003, la Grande Ile a engagé deux séries de réformes. La première en 2003 visait la gratuité de l’enseignement primaire et a eu parmi ses stratégies le recrutement massif d’enseignants communautaires et la subvention de l’Etat pour leurs salaires. La deuxième série, introduite en 2008-2009, visait notamment à allonger la durée de l’éducation fondamentale à 10 ans, à utiliser la langue malgache comme langue d’enseignement dans le primaire à la place du français et à rénover les programmes scolaires. Suite au changement de pouvoir en 2009, la mise en place de la réforme n’a pas suivi le rythme prévu. Le devenir de cette réforme est un des enjeux majeurs de l’éducation fondamentale ainsi que l’élaboration d’un plan de développement qui prendra la relève de l’actuel Plan EPT (Education pour tous) qui arrivera à terme cette année 2012.

Même si en 2008-2009, l’éducation formelle comptait environ 5,5 millions d’apprenants dont 78% dans l’enseignement primaire, les performances du secteur de l’éducation sont faibles. Le taux net de scolarisation dans l’enseignement primaire était de 88,3% en 2009-2010.

Face à la réduction du taux de scolarisation, « les écoles publiques pendront plus d’élèves cette année », a indiqué Christophe Razafimanantsoa, directeur de cabinet du ministère de l’Education nationale. Ainsi, il a ajouté que l’année scolaire 2012-2013 débutera le 8 octobre 2012.

R.V.

La Gazette

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