Tourisme à Mahajanga : Découvrir la ville autrement

Publié le par Alain GYRE

Tourisme à Mahajanga : Découvrir la ville autrement

Samedi, 25 Janvier 2014 08:32

 

La ville de Mahajanga, destination numéro un du tourisme national, essaie actuellement de se frayer un chemin pour obtenir une renommée sur le plan international.

 

Pourtant, dans l’esprit collectif, on associe trop la ville des Fleurs avec ses belles plages, le bord de la mer et ses brochettes, des endroits qui font que les visiteurs, devenus fainéants, se cantonnent exclusivement sur ces sites. Bien que la convivialité et la proximité des plages majungaises attirent et que l’ambiance au bord de la mer à la tombée de la nuit envoûte, la ville à de nombreuses choses à offrir autres que ces deux sites. C’est certainement pour remédier à cette injustice que chaque semaine, l’office régional du tourisme de la région Boeny organise des randonnées pédestres en choisissant des parcours dans la ville même, visant à faire découvrir aux visiteurs et pourquoi pas aux habitants de la ville, les valeurs historiques des monuments qui y sont érigés.

 

Cette semaine, le circuit commencera au grand baobab en passant par la pointe des caïmans, pour se terminer au boulevard Marcoz. De nombreux vestiges historiques sont à découvrir sur ce petit trajet. Juste à côté du baobab s'élève la résidence du chef de province, une illustre bâtisse qui fait front à la mer et qui a été construite au début du 20ème siècle à l’emplacement d’un cimetière sakalava. Le plan a été dessiné par un architecte des bâtiments administratifs du nom de Jully. En continuant la traversée, l’on passe au Jardin Damour, un magnifique jardin municipal d’une structure architecturale avec des terrasses étagées et délimitées par des colonnettes. Surplombant la mer, le Jardin Damour a été rebaptisé Jardin d’Amour par les habitants de la ville et est devenu le répère des amoureux. Le jardin fait partie de la Pointe du Caïman. Un peu plus en haut se trouvent les monuments aux morts de la France qui le Général Gallieni, gouverneur général de 1896 à 1905, a fait ériger. En contrebas de ces monuments se trouve la digue du Port Schneider dont les travaux de construction ont débuté dans les années 1930. Mais les hostilités de 1939 ont stoppé les travaux qui n’ont jamais été poursuivis par la suite. Cette construction était au départ conçue pour permettre aux navires en haute mer puissent d’accoster et transborder passagers et marchandises.

 

 La plage du village touristique est certes fréquentée par les promeneurs mais n'est pas conseillée aux baigneurs en marée descendante. En effet, cette plage est meurtrière et a déjà englouti de nombreuses personnes mais cela n’empêche pas des baigneurs d’y plonger. De l'autre côté de la route, vers la mer, se dresse le «Mitabe», une construction de gradins en béton financée par les Nord-Coréens. Ces derniers pour rappel, ont doté tous les chefs-lieux de province de la même infrastructure laquelle est censée servir lors des fêtes populaires pour les mouvements d'ensemble. Actuellement, l’Hôpital «manarapenitra» se dresse devant ce gradin. Pour la semaine prochaine l’Office régionale propose d’autres circuits et promet plus de découverte.

 

Y.L

La Gazette

 

 

Publié dans Revue de presse

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