Tourisme durable : Un enjeu majeur

Publié le par Alain GYRE

Tourisme durable : Un enjeu majeur

3 juin 2014

L’Office national du tourisme de Madagascar (ONTM) accompagne les Offices régionaux dans leur volonté de favoriser le développement harmonieux des activités touristiques au sein de leurs régions respectives. Plusieurs bailleurs et institutions appuient cette démarche.

 

La mise en réseau d’acteurs privés, fédérés autour du concept de « tourisme durable », a été initiée par le Groupement interprofessionnel de l’hôtellerie et du tourisme de Nosy Be fin 2010. L’année suivante, a pu être mise en place la première charte « Nosy Be s’engage pour un tourisme durable » qui, pour sa quatrième saison 2014-2015, rassemble l’essentiel des prestataires touristiques nosibéens. Grâce à des financements de l’Ircod (Institut régional de coopération développement)-Alsace ou de National Tourism Development s.a, les régions Boeny et l’île Sainte-Marie ont entamé les mêmes démarches. La compagnie aérienne nationale Air Madagascar s’est associée à ce mouvement.

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Madagascar a opté pour un positionnement « aventure et découverte ». La cible visée est constituée de touristes amoureux d’une flore et faune à l’exceptionnel taux d’endémicité mais aussi désireux de rencontrer les populations. Ces touristes se comportent de manière « responsable ». Ils souhaitent impacter et perturber le moins possible la nature et les populations qu’ils découvrent. Ces touristes « responsables » confieront plus aisément leurs vacances à des opérateurs eux-mêmes « responsables » (voire durables si l’on veut bien ajouter aux aspects environnementaux et sociaux, ceux ayant trait à la pérennité financière des activités). Voilà l’enjeu majeur. En fonction de son positionnement, Madagascar ne peut occulter le développement « durable » des activités touristiques qui consiste à tout mettre en oeuvre afin que les générations futures puissent exercer les mêmes activités avec les mêmes chances de résultat. Il n’est pas inutile de rappeler à un opérateur que son véritable fonds de commerce n’est pas son hôtel, par exemple, mais l’environnement qui l’entoure. Si la nature est dévastée et l’équilibre social précaire, alors même le plus bel hôtel du monde ne pourra attirer le moindre touriste.

 

Le principe qui a vu jour il y a quelques années à Nosy Be et qui fait donc « tache d’huile » est basé sur une masse critique suffisante d’acteurs qui peuvent mener des actions communes tant sur le plan environnemental que social et culturel. Il s’agit d’oeuvrer en commun afin d’apporter des solutions (souvent d’urgence) adaptées aux réalités locales. Il est remarquable de constater que sur le plan social et dans les trois régions aujourd’hui les plus engagées dans les démarches durables, la mise en valeur des cultures locales et le rapprochement avec les populations (manifestations culturelles et festives, partenariats pour la sous-traitance des activités…) ont été pressentis comme des priorités.

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Un véritable mouvement est en marche dans le pays. Il ne reste plus qu’à espérer la relance économique car, sans l’arrivée massive de touristes, point d’activités « durables »…

 

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