Tourisme: le phénomène "dahalo" terrorise

Publié le par Alain GYRE

Tourisme : Le phénomène «dahalo» terrorise

Les retombées négatives des événements se passant dans le Sud, et tant redoutées par les acteurs touristiques, se confirment. L'itinéraire du circuit Grand sud est réduit.

Précautions. Face à l'insécurité qui mine la partie sud du pays, les opérateurs intervenant dans le secteur touristique limitent les déplacements des touristes sur le circuit Grand sud. Les agences de voyages déconseillent formellement les voyages entre Toliara et Tolagnaro. «Jusqu'à présent, aucune attaque de dahalo à l'endroit des touristes n'a eu lieu. Cependant, nous, opérateurs, ne prenons aucun risque. Nous avons pris des dispositions pour asseoir la sécurité. Nous n'autorisons pas les déplacements entre Toliara et Tolagnaro. Nous évitons fermement Tolagnaro», souligne un responsable auprès d'une agence de
voyages.
Pour les opérateurs installés à Tolagnaro, sortir de cette localité demeure difficile. « Ici, tout est bloqué, y compris les hôtels et les maisons de location de voitures. À cause de l'insécurité, nous ne pouvons pas organiser des déplacements en dehors de Tolagnaro. Nous déconseillons les touristes de prendre le risque, mais les chauffeurs des voitures de location ont aussi peur de faire le voyage », se plaint Tinah Elisoa, propriétaire d'une maison de location de voitures à Tolagnaro.

Baisse du taux d'occupation

Les location de voitures pour touristes ne sont pas la seule branche à subir le phénomène. Dans les zones en dehors de Tolagnaro, une baisse de fréquentation des complexes hôteliers est ob-servée. «À cette même période, le taux d'occupation des hôtels s'établit entre 90 % à 100 %. Mais maintenant, ceci enregistre une légère baisse et s'affiche en moyenne à 70 %», note une source auprès de l'Office du tourisme de la région Ihorombe. Tout comme les opérateurs, les visiteurs prennent aussi leurs dispositions. Pour éviter Toliara, certains touristes ont profité de l'existence du vol de la compagnie Air Madagascar sur Ranohira pour rejoindre directement Morondava.
Concernant les déplacements sur la RN 7, les voyages de nuit sont interdits et les conducteurs sont sensibilisés à se déplacer en groupes. «Au niveau des réservations pour l'année 2013, aucune annulation n'est pour le moment relevée», déclare Jocelyn Ramanambohitra, vice-président de l'Office national du tourisme de Madagascar.

Lantoniaina Razafindramiadana

Mercredi 26 septembre 2012

L’Express

Publié dans Revue de presse

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