Tsiperifery: Vers la mise en place des méthodes d’exploitation plus durables

Publié le par Alain GYRE

Tsiperifery: Vers la mise en place des méthodes d’exploitation plus durables     

Samedi, 12 Juillet 2014

Tsiperifery est le nom donné au poivre sauvage endémique de Madagascar.

Produit rare, à haute valeur ajoutée, il a gagné ses lettres de noblesse dans la haute gastronomie internationale, ce qui a conduit à une forte demande et à une surexploitation.

Les principaux bassins de collectes se situent au sein des corridors forestiers d’Anjozorobe, de Moramanga et d’Ambositra. La conjugaison de plusieurs facteurs menacent la survie du Tsiperifery : la colonisation des bas-fonds forestiers, la désorganisation de la filière, des pratiques de récolte extrêmement destructives et incontrôlées. Des pratiques qui entraînent une déforestation, la cueillette sauvage consistant à couper l’arbre sur lequel les lianes des poivriers montent.

Toutefois, des chercheurs du Centre de recherche agronomique français (CIRAD) et de l’Université d’Antananarivo travaillent en étroite collaboration avec les communautés villageoises pour mettre en place des méthodes d’exploitation plus durables. L’objectif est double : préserver la ressource en forêt tout en assurant des revenus plus élevés à la population locale. L’exploitation durable consiste essentiellement à domestiquer le poivrier sauvage en cultivant puis en sélectionnant les espèces intéressantes. En outre, les populations sont incitées à diversifier leurs activités génératrices de revenus par la culture maraîchère, la pisciculture ou l’apiculture afin de limiter la pression sur ces poivriers sauvages.

La Gazette de la Grande Ile

Publié dans Revue de presse

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