Un conte merina

Publié le par Alain GYRE

 98 Un conte merina.

 

Un prince polygame veut encore se marier, il choisit sa dernière épouse par un concours de devinette. Elle seule résout les énigmes proposées par le prince.

 

L’homme part en voyage, voit un troupeau de bœufs. Il leur coupe les oreilles. Les pasteurs le surprennent, le mènent à leur maître. Celui-ci refuse le rachat du prisonnier. Il a tout ce que ce dernier lui propose.

Enfin le voyageur lui offre blanc égal blanc et rouge égal rouge. Le propriétaire du troupeau ignore ce qu’est ce trésor. Son prisonnier lui affirme que c’est un bien si précieux qu’un simple messager n’obtiendra pas. Il faut que son propre fils aille le chercher.

Le fils va au village du prisonnier. Il demande aux premières femmes de ce dernier de lui donner le trésor pour que leur mari ne soit pas tué. Elles ignorent où est ce trésor.

Seule comprend la dernière des femmes, savante en devinettes. Elle fait entrer le garçon au fond du grenier, l’y enferme. Puis, elle explique aux gens du village que rouge égal rouge et blanc égal blanc signifie que le sang et les os de l’enfant capturé sont gages du sang et des os de son mari. Le sang de l’un est rouge comme le sang de l’autre ; les os de celui qui est ici sont blancs comme ceux de celui qui est là-bas. Si celui qui est là-bas meurt, celui entravé ici mourra.

Un messager va au village du propriétaire du troupeau. Le propriétaire veut que son fils vive. Il libère son prisonnier.

 

A chacun de voir quelle est donc la moralité de cette histoire.

 

Publié dans Contes sur la toile

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