"Une étoile pourpre" Jean-Joseph Rabearivelo

Publié le par Alain GYRE

Kintana jaky iray

mandroso eo anatin’ ny halalin’ ny lanitra –

voninkazo ra inona, mivelatra eo amin’ ny tanin’ ahitry ny alina ?

mandroso, mandroso,

dia toa zary papango alefan’ankizy matory.

 

Toa sady manatona no manalavitra,

very loko hoatry ny voninkazo hilofika,

tonga zavona, tonga fotsy, mihakely :

tsy inona intsony fa lohan-diamondra,

manatriatra ny fitaratra mangan’ ny tendron’ ny hany

izay ahitana sahady ny fanodoka

be voninahitry ny maraina tonga taona.

 

 

Une étoile pourpre

évolue dans la profondeur du ciel –

quelle fleur de sang éclose en la prairie de la nuit ?

évolue, évolue’

puis devient comme un cerf-volant lâché par un enfant endormi.

 

Paraît s’approcher et s’éloigner à la fois,

perd sa couleur comme une fleur près de tomber,

devient nuage, devient blanc, se réduit :

n’est plus qu’une pointe de diamant

striant le miroir bleu du zénith

où l’on voit déjà le leurre glorieux du matin nubile.

 

Jean-Joseph Rabearivelo

Traduit de La Nuit

Nadika tamin’Ny Alina

Publié dans Poèmes malgaches

Commenter cet article