Vakinankaratra : Faratsiho presque enclavée

Publié le par Alain GYRE

Vakinankaratra : Faratsiho presque enclavée

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Un des bourbiers sur la RN 43 reliant Faratsiho à Sambaina, un jour de beau temps

En plusieurs endroits de la RN43, la route ressemble plutôt à une rizière, avec de la boue comme revêtement de la chaussée. La circulation des personnes et des biens est difficile.

Un véritable bourbier. La route nationale n°43, reliant Fara­tsiho à Sambaina dans le Vakinankaratra, est littéralement impraticable sur une portion d’environ deux kilomètres. Une première partie, d’une longueur de 700 m, se trouve au Pk 18 à partir de Sambaina, l’autre étant au niveau du fokontany Ambatondradama, au Pk 27, longue de 800 m. À ces endroits, aucun véhicule ne peut passer, même les camions à double pont. Résultat, les passagers des taxis-brousse continuent à pied et sont donc transbordés. À noter qu’il faut, par conséquent, patauger jusqu’à mi-mollet dans la boue, pendant deux heures et demie, avant d’arriver au lieu de transbordement.
En fait, sur les 47 km que compte cette RN43, dix constituent un calvaire pour les voitures, ce depuis le début de la saison des pluies. Il faut revenir une quinzaine d’années en arrière pour connaître la même situation. Cela aurait pu être pire si les autorités locales, les usagers de la route et les opérateurs économiques n’avait pas pris des mesures préventives. Ainsi, avant les pluies diluviennes, le fokonolona et des camions ont répandu de la caillasse à certains endroits, comme à Antovontany et à Bebozaka. Sinon, Faratsiho et les neuf communes qui composent ce district seraient complètement enclavés.
Désastre
Cet état lamentable de la RN43 entraîne des conséquences désastreuses sur la vie quotidienne et économique des habitants. En premier lieu, le frais de transport pour le trajet Faratsiho-Antsirabe est passé de Ar 6 000 ariary à Ar 9 000 ariary, et de Ar 8 000 à
12 000-14 000 ariary si on veut rejoindre la capitale. En sus, la marche de plus de deux heures dans la boue.
Tout devient cher, en particulier les PPN, dans les communes du district de Faratsiho. Le transport de marchandises depuis Antsirabe s’élève, actuellement, à 80 ariary par kg, contre 30 ariary quand la RN 43 était totalement praticable en voiture.
On n’ose pas imaginer les difficultés à surmonter en cas d’évacuation sanitaire vers la Ville d’Eaux. Par ailleurs, les parents n’arrivent presque plus à ravitailler leurs enfants scolarisés en-dehors de Faratsiho. Ces derniers ne mangeraient plus à leur faim jusqu’à ce que la circulation soit rétablie normalement.
Finalement, la population sollicite l’aide d’urgence du ministère des Travaux publics, ne serait-ce qu’une réfection provisoire des points noirs sur la RN 43.

Angola Ny Avo

Mercredi 03 avril 2013

L’Express

 

Publié dans Revue de presse

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