Valorisation des baobabs: A partir de 45 000 US$

Publié le par Alain GYRE

Valorisation des baobabs: A partir de 45 000 US$       

Mardi, 10 Septembre 2013

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«The tree of life » ou le baobab. Le nom en anglais emprunté par l’ONG français Pinkforest pour les baobabs de Madagascar, fait référence à un film de 2011 dans lequel le célèbre acteur américain Brad Pitt a joué. Le projet de cette ONG porte sur la valorisation économique du baobab et plus précisément de leurs fruits. Utilisés pour la fabrication de jus maison, ces fruits auraient des vertus pour la santé. Leur valorisation devrait aussi générer des revenus supplémentaires pour les communautés riveraines des forêts de baobabs tout en diminuant les pressions sur les baobabs, c'est-à-dire la déforestation, les cultures sur brûlis… Pour l’heure, l’ONG lance un appel aux dons pour réaliser son projet. Il faut savoir qu’une unité de traitement d’huile de baobab coûte 45 000 US$ ou 90 millions Ar. Ce n’est pas un gros montant pour des fortunes locales, mais tout dépend du goût du risque, de l’esprit d’entreprenariat et d’innovation. En attendant, l’ONG citée plus haut affirme que si elle a à sa disposition 60 000 US$, elle pourrait faire de la bioprospection pour identifier dans les forêts de baobabs les potentiels économiques d’autres graines de la flore unique de la biodiversité de Madagascar. La valorisation de ces graines pourrait servir l’industrie de la cosmétique et de la nutrition.

En fait, l’idée est de produire de la poudre et de l’huile de baobab et/ou les mêmes produits mais issus d’autres graines de plantes sauvages. Le premier cycle de fabrication incluant la collecte de fruits, la conception et la construction des machines, les analyses des matières premières, l’emballage et les étiquettes, devrait coûter 23 000 US$. Il faut aussi du budget pour la commercialisation, le stockage et les autres frais pour des postes comme la chaîne d’approvisionnement, les assurances, l’éducation environnementale des populations riveraines des forêts de baobabs dont les cueilleurs de fruits. Ce projet autour des baobabs devrait contribuer à sauver ces arbres géants de la déforestation et des brûlis. Rappelons que le baobab Andasonia est un genre des 8 espèces de cette essence dont 6 sont endémiques de Madagascar. Un baobab a une espérance de vie allant à plus de 3 000 ans. Sinon, le projet pourrait aussi aider à la lutte contre la malnutrition et améliorer le revenu des familles rurales. Des siècles durant, les riverains ont toujours utilisés les différentes parties du baobab soit comme aliment, soit comme matières premières pour l’artisanat, soit comme remède traditionnel pour la peau, les appareils respiratoires, contre la fièvre et autres maladies.

 

Avec les tendances bio sur le marché mondial, les baobabs de Madagascar pourraient se faire une place. L’ONG Pinkforest affirme qu’elle a déjà mené des recherches intensives sur la poudre et l’huile de baobab. La première est tirée des fruits alors que la seconde provient de la presse des graines. Outre les recherches qui ont inclus la confection de confiture, de gâteaux et jus de fruits, l’ONG a également mené des études de marché et avance avoir établi des contacts prometteurs avec des industries agroalimentaires et cosmétiques. Pour plus d’information sur le projet de Pinkforest : http://igg.me/at/thebaobabproject/x/3362258 ; www.pinkforest.org

 

Recueillis par Fanjanarivo

La Gazette

Publié dans Revue de presse

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