Vangaindrano: Un nouveau centre de recherche maritime

Publié le par Alain GYRE

Vangaindrano: Un nouveau centre de recherche maritime       

Samedi, 01 Juin 2013

Le district de Vangaindrano vient d'être doté d'un nouveau centre de recherche maritime. L'inauguration a eu lieu cette semaine. A l'initiative d'un institut de recherche américain, ce centre fait partie des 10 autres à implanter dans l'ensemble du territoire malgache. C'est le troisième et après Vangaindrano, ce sera au tour de Vohémar. Présent lors de l'inauguration, les représentants du ministère de l'Enseignement supérieur ont fait savoir que des améliorations sur l'enseignement supérieur et les recherches vont être entreprises.

Situé à 75 km au sud de Farafangana, Vangaindrano présente une population vulnérable face à des problèmes d'insécurité alimentaire essentiellement imputables aux aléas climatiques et leurs retombées. Du moins, selon les révélations d'une étude menée du 6 octobre au 9 novembre 2010, visant effectivement à appréhender la vulnérabilité en milieu rural. C'est un district à population  relativement jeune mais à faible niveau d'instruction.

 

Par rapport à l'âge, les individus des ménages sont majoritairement très jeunes avec 58% de moins de 17 ans. En termes de niveau d'instruction, ceux qui n'ont jamais eu accès à l'éducation sont prépondérants : 45% sont âgés de 15 ans et plus, 43% pour ceux qui ont fréquenté le primaire sans avoir achevé ce cycle. Par rapport au niveau d'instruction, les actifs occupés sont à 88% des sans instruction. Le niveau d'éducation de la population est relativement faible, sachant que 36% des hommes et 53% des femmes n'ont jamais été à l'école. La majorité des femmes ne se contentent pas ainsi de s'occuper du foyer et de la famille mais contribuent largement à  la rentrée de revenu du ménage. Le faible taux d'occupation des enfants de 6 à 14 ans traduit une faible incidence de l'insertion des enfants dans le monde du travail.

 

Sur ce dernier point, il s'avère assez tardif car en général, 68% des individus de plus de 65 ans exercent encore une activité économique. Parmi les charges du ménage, la priorité est attribuée aux dépenses de subsistance. Les aspects alimentaires représentent en moyenne 3/4  des dépenses globales. Les autoconsommations en produits agricoles et de l'élevage y font partie et sont de l'ordre de 53% des dépenses totales. Les principales cultures  pratiquées par les ménages à Vangaindrano sont, par ordre d'importance le manioc (84%), le jacquier (63%), la patate douce (48%), la banane (46%) et le café (42%).

 

Pour en revenir aux ressources maritimes qui seront au centre des préoccupations du nouveau centre, il faudra noter qu'actuellement, la conservation maritime est faible à Madagascar. Une étude a fait savoir que moins de 1% des récifs de corail nationaux sont situés dans des zones interdites à la pêche et il y a seulement une zone maritime protégée dans toute l'île. Pourtant, de nombreux malgaches dépendent des ressources maritimes pour leur subsistance et apports en protéines, La création de zones protégées et autres systèmes de gestion et de protection de ces biens seraient sans doute l'un des meilleurs outils pour s'assurer que les pêcheries ne s'effondrent pas. Des prospections halieutiques démontrent l'existence d'un potentiel assez important en ressources exploitables dans la zone économique exclusive malgache et à l'intérieur du pays.

 

 

 

Amboasary Sud: Coup de pouce à la production du riz

 

Cinq communes du district d'Amboasary Sud viennent de bénéficier de 225 matériels agricoles pour donner un coup de pouce à la riziculture. En effet, le manque d'eau a des impacts sur la vie quotidienne de la population, du bétail et de l'agriculture, notamment le riz. Et le manque de pluie n'arrange pas les choses. Le riz a tendance à se raréfier et peu nombreux sont les revendeurs qui sont en possession de stocks de riz. Moment propice pour faire un maximum de bénéfice. Ces derniers temps,  le prix du " kapoaka " de riz  peut atteindre 800 ariary.

 

NIR

La Gazette

 

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