Vary dista ou riz rose: plus damandé sur le marché extérieur

Publié le par Alain GYRE

Vary dista ou riz rose: Plus demandé sur le marché extérieur

     

 

Samedi, 10 Novembre 2012

La Grande Ile dispose de plus de mille variétés de riz (Oryza sativa), dont les plus connus sont les vary lava, vary morona, vary lamba, ect. Mais, le pays dispose d’autres variétés très prisées non seulement sur le marché local mais également à l’étranger. Il s’agit du vary dista ou riz rose. En fait, cette variété est spécifique dans la région Alaotra Mangoro, plus précisément à Amparafaravola.

Depuis une dizaine d’années de sa découverte, cette variété est très demandée par les marchés internationaux, notamment aux Etats-Unis. « D’où la naissance de la coopérative Koloharena Ivolamiarina en 2003 pour développer le vary dista afin de satisfaire les commandes. En fait, depuis quelques années, les Américains sont les premiers consommateurs de cette variété. Avec l’aide des organismes locaux et étrangers (Usaid, Fofifa, Cirad…), la coopérative a commencé à exporter le riz de variété Dista à partir de 2007 », a précisé Heriniaina Rasoamiaramanana, président de coopérative. Les membres issus de 25 associations Koloharena ont produit du riz sur 27.5 ha sur les normes européennes (CE) et américaines (NOP). « Pour diverses raisons seulement 30 tonnes de riz rose ont pu être acheminées vers les Etats-Unis sur les 102 tonnes de paddy produit », a ajouté le président.

L’insuffisance de production est due au fait que très peu d’agriculteurs entrent dans la coopérative, en valorisant l’agriculture biologique. Ce dernier s’appuie sur les ressources renouvelables dans les systèmes agricoles. Ce qui signifie que l’utilisation d'intrants chimiques et de produits de synthèse est strictement interdite. De plus, les éléments essentiels du système de production biologique sont la gestion de la fertilité des sols, l’utilisation d‘espèces et de variétés biologiques, la pratique d’une rotation pluriannuelle des cultures, le recyclage des matières organiques et les techniques culturales. Ce sont les conditions qu’il faut respecter.

Et vu le long processus de production et le prix de la main-d’œuvre, plusieurs paysans préfèrent la plantation classique, c'est-à-dire l’usage des engrais chimiques, et les récoltes deux fois par an au lieu d’une. Selon l’explication du représentant de coopérative, le prix de la main-d’œuvre avec le riz dista est presque doublé. La dépense avec le vary dista varie de 600 à 700 ariary par kilo de plantation à la récolte. Quant aux autres variétés, il faut juste au maximum 400 ariary par kilo. A cet effet, le prix du vary dista est cher par rapport aux autres variétés de riz. C’est ainsi que les agriculteurs le vendent à 2.000 ariary le kilo sur le marché local. Pourtant, la production sur le marché local est insuffisante car les membres doivent exporter aux Etats-Unis, dont ils n’arrivent pas encore à répondre aux demandes sur le marché international.

Faut-il rappeler que cette variété est presque la meilleure variété des riz. Pourtant, très peu de Malgaches le connaissent et le consomment. C’est ainsi que pour la prochaine récolte, la coopérative a décidé de faire connaître le vary dista sur le marché local malgré leur insuffisance de production. C’est la raison pour laquelle, des organismes locaux et étrangers essaient de sensibiliser les paysans de pratiquer l’agriculture biologique.

R.V.

La Gazette

Publié dans Revue de presse

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meranthe 12/11/2012 09:09

du riz du riz et encore du riz !!!