Vers une relance de la filière sucre ?

Publié le par Alain GYRE

Vers une relance de la filière sucre ?

 

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Photo: Les vestiges de l'Usine Sirama à Dzamandzar

 

Comme beaucoup de secteurs d’activités de la Grande Ile, les investissements liés à la relance de l’industrie sucrière sont au point mort dans l’attente des élections présidentielles.

 

 

Du côté de la Sirama, dont les sites de Brickaville sur la côte Est et Nosy Be au Nord Ouest sont toujours au point mort, on ne reste pas pour autant les bras croisés. Pour Moana Essa, DG de la Sirama : « après l’appel à manifestation d’intérêt lancé en juillet 2012, nous avons identifié 9 investisseurs potentiels sur les douze candidatures. Les deux lots de Nosy Be ou Brickaville pourront être attribués à un ou deux de ces investisseurs. Dans cette attente, nous avons commencé à planter des pépinières de cannes à sucre sur les deux sites : 27 hectares du côté de Brickaville et encore 11 hectares à Nosy Be. Ces plants de canne sont mûrs au bout de six mois et ils sont alors coupés pour en faire autant de boutures qui permettront à terme de planter les milliers d’hectares dont dispose la Sirama à Nosy Be et Brickaville. »

 

 

Une stratégie qui permet aux futurs investisseurs d’être opérationnels dès l’ouverture des usines. Les temps de construction de ces nouvelles usines étant estimé à 18 mois au bas mot, soit le temps d’avoir assez de boutures de cannées pour tous les sites, voire au-delà.

 

 

Parallèlement, l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI) en coopération avec l’Union Européenne, a lancé un autre appel à manifestation d’intérêt le 17 septembre dernier à l’attention d’opérateurs privés susceptibles d’investir dans la construction de trois mini unités sucrières pilotes dans des zones rurales à pas moins de 550 000€ l’unité ! Une annonce qui surprend d’autant plus quand on apprend que le cahier des charges est draconien (références en béton, rendement moyen de 70 tonnes à l’hectare (oui vous avez bien lu !) et encore d’autres critères impossibles à réunir en si peu de temps (la date limite de dépôt du dossier étant fixé au 29 septembre).

 

 

Malgré nos demandes d’entretien, la représentante de l’ONUDI n’a pas souhaité s’exprimer.

 

APOI

Publié dans Revue de presse

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