Vie quotidienne: Les bois carrés au détriment des «kitay menaka»

Publié le par Alain GYRE

Vie quotidienne: Les bois carrés au détriment des «kitay menaka»       

Jeudi, 08 Mai 2014

Un décret d’application promulgué en 2008 interdit la vente de bûchettes huileuses extraites de pins dites «kitay menaka». Force est de constater que la vente de ces produits toujours est très libre. Emballés dans un petit sachet en plastique, ces bûchettes se vendent à 200 ariary le paquet, 500 ariary pour trois paquets. Elles font partie de l’achat quotidien des ménages. Pour attirer plus de clientèle, les vendeurs allument un petit feu pour éclairer leurs marchandises quand il fait noir. On en rencontre de partout, Analakely, Mahamasina et Isotry, Andravoahangy, Ambohimanarina.

Bien que d’autres reconnaissent être au courant de l’interdiction de vente de «kitay menaka», certains confirment ne pas être au courant de cette interdiction de vente. «Les Malgaches en ont besoin car ces bûchettes facilitent la vie quotidienne des mères dans la mesure où 90% des ménages utilisent le charbon comme combustibles», explique un vendeur à Ambohimanarina. Un paquet s’utilise pendant trois jours en moyenne. «Avant, j’utilisais les copeaux (taimbakona) pour allumer le feu et je les ai achetés à 500 ariary le sac. Un sac de copeau peut tenir jusqu’à un mois mais pendant que j’allume, cela dégage beaucoup de fumée. Non seulement, ils salissent mes gamelles mais ils mettent du temps à disparaître et les voisins se plaignent des fumées. Les kitay menaka sont beaucoup plus pratiques», explique Voahangy, une mère de famille.

 

Mais si avant, les bûchettes provenaient de troncs de pins, actuellement, les vendeurs morcèlent les bois carrés dédiés pour la construction et s’approvisionnent dans les boiseries. Un bois carré de pin d’une longueur de 2m coûte environ 800 à 1.000 Ar et les bénéfices atteignent 100% et même plus.  C’est une belle affaire.

 

NIR

 

Publié dans Revue de presse

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