Vol de zébus : l’ancien chef de région Anosy propose une solution

Publié le par Alain GYRE

Vol de zébus : l’ancien chef de région Anosy propose une solution

(13-05-2014)

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La recrudescence de vols de bœufs interpelle chaque citoyen Malagasy et rappelle à chacun son devoir d’apporter sa contribution à un processus qui viendra à bout de cet acte antiéconomique qu’on peut tout aussi qualifier, à cause de mort d’hommes, de crime

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Un troupeau de zébus à Andringitra dans l'ex-province de Fianarantsoa

© TGN

 « Dans son appel aux Politiciens, Monsieur le Premier Ministre s’est exprimé ainsi. … parlons développement, parlons économie, parlons sécurité. Sortez vos solutions …

 Aussi, je sors ma solution, sur le vol de zébus. Une solution que tout le monde dit tout bas. Elle est peut être drastique mais elle est très facile à mettre en œuvre que les autres solutions possibles et surtout, évite aux Malagasy de s’entretuer et met un coup d’arrêt aux multiples corruptions dans la filière. Il suffit de décréter, pour une période déterminée, de six mois à un an, l’interdiction d’abattage, de transport (de circulation) et de commercialisation du zébu. Ne sont pas concernés, les sacrifices lors des « fomba ». Un suivi très strict des « concours volontaires » des abattoirs, des tueries et des transports de bétails, doit être observé.

 

La période est à mettre à profit pour:

- un « recensement exhaustif » afin de répertorier chaque animal ainsi que son propriétaire.

 - une réorganisation de l’achat/vente (exemple : « am-bala » c'est-à-dire à l’étable ou au parc, chez le propriétaire), de même pour le transport (exemple : uniquement par camion…),

 - une revue/correction des documents administratifs à utiliser ainsi que les procédures à suivre

 - Une implantation de camps (casernes) militaires aux points de jonctions des « kizo » ou passages de zébus volés ».

 

D’après cet ancien responsable de la région Anosy, la population peut encore changer sa façon de manger.

 « Pour sauver l’élevage de zébus, est-il trop demandé à nos compatriotes malagasy de faire le sacrifice de ne manger que du poisson, du poulet ou du porc… pour quelques mois, le temps d’assainir la filière zébu? d’autant que d’autres objectifs peuvent être ainsi atteints. C’est une réponse au problème de « traçabilité » qui est une des conditions exigées pour l’exportation de nos viandes de zébu ».

 

A lui d’ajouter que cette « abstinence », outre qu’elle peut fouetter la consommation d’autres viandes,va permettre aussi, la reconstitution du cheptel de zébus dont l’effectif atteindra bientôt le « seuil critique », entrainant la disparition de la race, s’il n’est pris un coup de frein à ces ponctions massives effectuées par les « Rekotro » ou « dahalo ».

 

Ce qui, selon toujours cet ancien responsable entraîne la paix. « Les forces de l’ordre ne seront pas envoyées en « opération » et donc il n’y aura pas de bavures et il ne sera pas déploré des pertes en vie humaine. Et comme les vente/achat sont suspendus, Il n’y aura pas de transaction financière et donc il n’y a plus lieu de corrompre les intervenants dans la filière ».

 

Recueillis par Solofo Andrianjakarivelo

 

© TGN

Publié dans Revue de presse

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