Poème: FIERTE - MAX RANDRIANTEFY

Publié le par Alain GYRE

J’ai eu un bac de littérature, et je parle le malgache comme le français qui est la langue que j’ai choisi pour mes écrits. Si j’ai opté pour le français, c’est pour toucher une audience internationale, mais ce n’est nullement un rejet de la langue malgache car je suis profondément touché du fait que certains malgaches de père et de mère ne veuillent pas parler leur langue maternelle dans la vie active. J’espère par ce poème, sensibiliser certaines familles sur cette incongruité. Effectivement le doute sur l’efficience de la malgachisation du système éducatif a fait que bon nombre de nos concitoyens nantis se sont détournés de la pratique du malgache, mais il est temps de revenir dans le giron de notre culture pour faire de nos enfants les premiers défenseurs de nos droits sur nos terres ancestrales.

 

FIERTE

 

Tombez mes larmes aussi inondez mon cœur

Oui je mets bas les armes devant ce malheur

Qui nous arrive à travers nos chers enfants

Dénigrant céans comme le font leurs parents.

 

Ils ont grandi ne sachant plus qui ils sont

Parlant étranger car il est de bon ton

D’être différents de nos enfants amaigris

Dans le rejet d’emblée de notre paradis.

 

La vision malheureuse du destin d’un pays

Est quand ses fils renient la mère créatrice

Pour un dessein bien malsain très proche du vice

De chérir d’instinct des contrées loin d’ici.

 

Le typique parfum de la terre des ancêtres

Ces enfants jamais ne l’ont vraiment perçu

O vent fait qu’ils sentent ces instants de bien-être

Qu’enfin elle soit aimée pour ses vertus.

 

Quand viendra ce jour je pleurerai de joie

Et la gloire sera dans ce moment béni

Quand un peuple fier de lui renaîtra cette fois

Des cendres de l’oubli pour un nouvel esprit.

 

MAX RANDRIANTEFY

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