Le dernier des Fahavalo

Publié le par Alain GYRE

 

Le dernier des Fahavalo

 

Le capitaine Challage, depuis des semaines, ne décolérait pas. L’insurrection de l’Ouest était à peu près étouffée, sauf dans son secteur. Presque chaque soir un village brûlait, tantôt d’un côté, tantôt de l’autre ; il semblait que tous les Fahavalo de la région se fussent donné rendez-vous dans le district que lui, Challage, avait mission de pacifier. Raynier, qui commandait le secteur voisin, en avait fini depuis un mois avec le fameux chef Rainitavy, surpris et tué dans la brousse. Le commandant Fortet venait de faire savoir que rien ne bougeait dans le Sud, qu’il n’attendait plus que la pacification du Beveru pour annoncer en haut lieu que l’ordre régnait dans tout le cercle.

Aussi Challage était furieux. Que penseraient de lui ses supérieurs ? Ne l’accuserait-on pas de lenteur, d’incapacité ? Son avancement, à tout le moins, allait se trouver compromis. Pourtant ce n’était pas de sa faute : il avait fait des étapes forcées, passé des nuits blanches, usé tour à tour auprès des indigènes de la ruse, de la douceur, de l’intimidation. Mais quoi ? Il avait eu la malchance de tomber sur un adversaire particulièrement difficile, le chef sakalave Botomora. Depuis le début de la campagne de répression, ce Botomora restait insaisissable, disparaissant après chaque échec, puis reparaissant au bout de quelques jours avec de nouveaux partisans. Ah ! s’il pouvait le tenir une fois, celui-là, son compte serait bon !

Un caporal européen arriva en courant, s’arrêta dans l’ouverture de la porte, rouge d’émotion :

— Qu’est-ce qui se passe, Langlois ?

— Mon capitaine, paraît qu’y a encore un village qui brûle par-là dans l’Ouest.

L’officier prit sa jumelle et, sortant de la case, regarda vers le couchant. Un village brûlait en effet, sur la crête bleuâtre d’une colline lointaine, à l’horizon. Déjà le clairon sonnait le rassemblement ; dix minutes après, le capitaine était parti avec une quarantaine d’hommes. La nuit tombait vite, presque sans crépuscule ; l’ombre venue, la troupe put se guider sur les lueurs de l’incendie, qui mêlaient des tons d’or fauve aux splendeurs rouges du couchant. En une heure on arriva : le feu avait été mis en quatre ou cinq endroits, il achevait de s’éteindre, car les cases en roseaux se consument vite ; comme il n’y avait pas de vent, certaines parties du village avaient été épargnées ; quant aux Fahavalo, ils avaient disparu depuis longtemps. Les habitants, pour n’avoir opposé aucune défense, avaient eu leurs biens pillés, mais leur vie sauve ; ils s’étaient dispersés dans la brousse voisine, et se hâtaient de revenir, à l’arrivée des vazaha, pour tâcher d’arracher quelques débris de cases à l’incendie. Interrogés sur les rebelles, ils ne répondirent qu’un mot : Botomora. Le capitaine savait la vanité d’une poursuite en pleine nuit, dans ces circonstances : il lança pourtant la moitié de sa troupe sur les traces de l’ennemi, avec ordre de ne pas s’aventurer trop loin.

Les indigènes semblaient revenus. La plupart s’occupaient à improviser des abris, en attendant qu’on relevât les maisons ; mais l’officier fut frappé du petit nombre des hommes dans cette population. Sans doute les manquants étaient avec une autre bande de Fahavalo qui à cette heure brûlaient très loin de là un autre village. Ainsi le butin pris à l’Est compensait les biens perdus à l’Ouest. Quant aux cases brûlées, elles n’avaient que peu de valeur ; elles représentaient seulement quelques journées de travail. Les hommes absents venaient peut-être de partir avec Botomora, afin de réparer dans une occasion prochaine les pertes subies. La tactique était connue. Aussi la tranquillité de ces indigènes exaspérait Challage : leur résignation même décelait leur complicité. Un moment il vit rouge ; il eut envie d’en faire empoigner et fusiller quelques-uns pour servir d’exemple aux autres. Ce n’était pas le moyen de mettre fin à l’insurrection. Il se dompta ; il parla aux indigènes avec douceur. Deux heures plus tard les poursuivants de Botomora revinrent avec trois hommes blessés de coups de sagaies. On avait repris quelques sobika de riz, qu’on avait abandonnées, vu leur poids, dans la brousse. Les Malgaches n’osèrent pas aller les chercher. Toute la troupe reprit le chemin du poste, aux premières lueurs de l’aube.

Deux jours plus tard, un jeune garçon sakalava vint dire qu’on avait vu Botomora dans la direction du Nord : les gens du village de Beravina suppliaient le chef du secteur d’accourir pour les protéger. Le capitaine partit avec un détachement, mais se garda, craignant une embuscade, de suivre le chemin indiqué par le guide. Bien lui en prit. Pendant qu’on passait en pirogues une rivière grossie par les pluies, le jeune Malgache essaya de s’enfuir : on le rattrapa, on serra ses liens davantage jusqu’à Beravina. Les indigènes ne le connaissaient pas, n’avaient pas entendu parler des Fahavalo. Le prétendu guide était un émissaire de Botomora, chargé d’amener les vazaha dans un guet-apens ou de les éloigner du poste. Que se passait-il là-bas, pendant l’absence du détachement ? Challage angoissé revint en hâte, et ne respira qu’après avoir trouvé tout en ordre. Mais un nouveau village brûlait dans la direction du Sud. Fallait-il fusiller l’espion ? Challage le regarda, c’était un enfant de douze ou quatorze ans au plus ; il le fit chasser avec quelques bons coups de plat de baïonnette.

Résolu pourtant à en finir, il mit à prix la tête de Botomora : cent piastres à qui le lui amènerait mort ou vif. Les nouvelles vont vite en pays malgache : elles se transmettent de village à village ; les gens qui travaillent dans la campagne se les crient les uns aux autres ; en un jour elles font vingt lieues. Au bout de quarante-huit heures tout le secteur était prévenu. Le capitaine ne fut que médiocrement étonné, à la fin de la semaine, quand on vint lui annoncer deux indigènes apportant la tête de Botomora. Ils avaient un aspect quelconque de villageois paisibles, l’air craintif et sournois. L’un d’eux portait une sobika recouverte d’un lamba sordide. Ils expliquèrent que la bande des Fahavalo s’était désorganisée à la nouvelle que la tête de son chef avait été mise à prix ; Botomora était arrivé avec cinq ou six hommes dans leur propre village, la veille au soir. Pendant la nuit, ses derniers fidèles l’avaient abandonné ; il était parti seul et farouche, à l’aube, dans la forêt. Eux l’avaient suivi patiemment, comme on prend la piste d’un bœuf volé ; à l’heure où le soleil ne fait plus d’ombre, ils l’avaient percé de leurs deux sagaies, au moment où il déterrait quelques oviala pour s’en nourrir. Ensuite ils avaient scié sa tête avec leurs antsy ; ils venaient toucher en échange les cent piastres promises. En même temps l’un d’eux découvrait la sobika et en tirait une tête exsangue qu’il tendit au blanc à bout de bras par une des touffes de cheveux crépus roulés en boule à la mode sakalava. Voyant le mouvement de recul instinctif du vazaha, il la déposa sur la table. Challage regardait successivement la tête et les deux meurtriers ; ni l’une ni les autres ne lui inspiraient confiance ; il ne s’agissait pas de payer cinq cents francs un faux Botomora. On demanda aux Sakalava de fournir des preuves de l’identité de leur victime; à toutes les questions ils répondirent seulement d’un air têtu et hébété :

— C’est lui Botomora ! C’est lui Botomora !

De guerre lasse, le capitaine appela deux soldats européens qui avaient vu de près le célèbre Fahavalo. D’abord ils furent affirmatifs, le reconnurent, puis ils hésitèrent, ne voulurent plus prendre la responsabilité d’une affirmation aussi grave ; après tout, ils ne l’avaient aperçu que très peu d’instants, dans des circonstances tragiques ; l’expression de ces traits détendus par la mort était bien différente de celle d’un bandit en train de défendre son existence. Finalement tous deux avaient peur de se tromper ; les guerriers sakalava se ressemblaient tous ; ils croyaient bien que c’était Botomora, mais ils n’en pouvaient pas répondre.

Alors on alla chercher dans les villages des notables qui avaient connu le chef fahavalo avant l’insurrection. Les uns répondirent évasivement, craignant de se compromettre ; les autres, inquiets, regardèrent le vazaha pour deviner ses désirs et répondre ce qu’il souhaitait d’apprendre : ils affirmèrent que c’était Botomora. L’attitude des deux indigènes qui avaient apporté la tête acheva de convaincre Challage : ils se tenaient debout dans un coin, impassibles et indifférents, comme si la question qu’on débattait ne les eût pas intéressés le moins du monde. Le capitaine se décida à leur compter les cent piastres. Ils partirent, sans hâte, après avoir causé un peu avec les gens du village. La tête de Botomora fut exposée un jour sur la place, attachée en haut d’un piquet, puis on l’enterra dans un coin. Challage écrivit à son chef un rapport détaillé sur cet événement d’importance.

Le lendemain un indigène, porteur d’une sobika, demanda le capitaine ; introduit dans la case, il tira de la corbeille une tête fraîchement coupée et deux mains, les déposa aux pieds du vazaha, et déclara qu’il venait toucher les cent piastres promises pour la mort de Botomora. L’officier sursauta : il regarda la seconde tête, trouva qu’elle ressemblait extraordinairement à la première. Les deux soldats se montrèrent de plus en plus perplexes. L’indigène devait ignorer la première histoire, car il aurait risqué gros à venir offrir sciemment une deuxième tête de Botomora. Sans doute il tâchait naïvement d’escroquer cent piastres. On lui donna dix francs pour se débarrasser de lui après tout, la tête apportée était fort probablement celle d’un Fahavalo.

Puis Challage se plongea dans des réflexions plutôt maussades. Il était sûr d’avoir été volé ; peut-être allait-il recevoir encore d’autres têtes de Botomora. Il regrettait d’avoir écrit trop vite au commandant du cercle. Son rapport était parti. Qu’adviendrait-il, si le chef des Fahavalo reparaissait ?

Botomora en effet reparut. Il brûla un village, puis un autre. Il blessa un sergent européen en reconnaissance à deux kilomètres du poste, tua un tirailleur sénégalais. Les Malgaches chuchotaient qu’il avait envoyé lui-même par deux de ses hommes une tête quelconque ressemblant à la sienne, et qu’il avait touché la prime offerte pour sa propre mort.

Quelques jours après, le capitaine Challage, dont le temps de séjour expirait, reçut l’avis que la prolongation sollicitée par lui n’était pas accordée. Il avait ordre de remettre le commandement au lieutenant Bouloit, du poste de Manandaza.

Cette mutation produisit dans le pays un effet désastreux et accrut la gloire de Botomora. Le chef des insurgés était devenu une sorte de personnage légendaire ; on lui prêtait tous les exploits de tous les Fahavalo ; il passait auprès des indigènes pour un sorcier puissant ; lui-même se croyait invulnérable, à cause des ody contre les balles, que lui avaient donnés les ombiasy. Plus redouté que n’importe quel vazaha, maître presque incontesté dans la brousse, il commit l’imprudence, dans plusieurs rencontres, de se montrer à découvert. On tira sur lui sans l’atteindre : sa confiance en ses ody en fut renforcée.

 

Un jour le lieutenant Bouloit conduisait une petite colonne, composée de 50 tirailleurs malgaches et d’une dizaine de soldats européens, vers un village où avait été signalée la présence des ennemis. Le détachement venait de traverser la Mania, très resserrée en cet endroit, et longeait le pied d’une colline abrupte, dominant la rivière. En haut, des rochers de gneiss se dressaient comme une muraille. L’officier pensait qu’un pareil lieu serait admirablement choisi pour une embuscade. Soudain des coups de fusil éclatèrent, et dans 1’air vibrèrent des sagaies. Quatre tirailleurs tombèrent, les autres s’enfuirent en arrière vers le gué. Les soldats européens, abrités derrière des éboulis de pierres, ouvrirent le feu contre des formes noires, qui bondissaient déjà sur la pente, à la poursuite des fuyards. La première salve les arrêta net ; comme ils hésitaient, un grand Sakalave surgit juste au-dessus des Français ; debout sur la crête rocheuse, il semblait donner des ordres aux Fahavalo, et, avec des gestes de mépris, criait des injures aux vazaha. C’était Botomora ! Le lieutenant, bon tireur, saisit le fusil d’un des Malgaches tués et visa longuement le chef des insurgés : le coup partit ; Botomora battit l’air de ses bras et tomba en arrière, la poitrine traversée. L’ennemi aussitôt disparut ; mais quand les tirailleurs furent revenus et qu’on se mit à sa poursuite, on ne trouva plus rien, que des traces de sang sur la crête des rochers. Les Fahavalo, selon leur coutume, avaient emporté leurs blessés et leurs morts. Surtout ils n’avaient pas voulu laisser entre les mains des vazaha le cadavre de leur chef. Bouloit, comprenant l’importance qui s’attachait à sa découverte, fouilla en vain les environs pendant deux jours.

Cependant la nouvelle de la mort de Botomora s’était répandue; le charme qui protégeait les rebelles semblait brisé. Deux fois ils se laissèrent surprendre : décimés, ils se dispersèrent. La répression, maintenant, était facile. Le lieutenant fit saisir dans un village quelques hommes qui, convaincus d’avoir fait partie de la bande furent fusillés. Puis on proclama que tous ceux qui viendraient faire leur soumission avant une certaine date, auraient la vie sauve. Il en vint tous les jours : ils rendaient leurs armes, de vieux fusils de traite, des chassepots, quelques snyders, des sagaies ; ils donnaient leurs noms, ceux de leurs parents et de leur village, puis s’en retournaient tranquillement chez eux. Quand on leur demandait ce qu’était devenu leur chef, ils répondaient :

— Asa[1].

Ou murmuraient d’un air indifférent :

— Maty[2].

En dix jours le pays se trouva complètement pacifié. Comme c’était le dernier district en insurrection, le fait eut un gros retentissement. Le lieutenant, à la suite d’un rapport dithyrambique du commandant du cercle, fut proposé pour la croix. Six mois après, il était décoré pour avoir, en tuant de sa main le chef rebelle Botomora, amené la pacification du Bevero.

Quatre ans s’écoulèrent. Personne ne songeait plus à Botomora. Les militaires avaient cédé la place à l’administration civile ; l’ancien cercle était devenu province. Un jour on prévint le chef du district de Bevero qu’un Sakalava d’assez mauvaise mine demandait à le voir pour une affaire importante. L’homme fut introduit : hâve et maigre, couvert de sales haillons, il avait l’air d’un mendiant. Il déclara qu’il était Botomora, le chef fahavalo ; il avait passé pour mort quatre ans plus tôt ; aujourd’hui il venait se rendre aux vazaha.

L’administrateur avait entendu raconter maintes fois cette histoire devenue légendaire. Mais quelle idée ce revenant avait eue de reparaître ! D’abord, administrativement, il était mort ; un officier avait même obtenu la croix pour l’avoir tué. Puis que signifiait cette soumission en pleine paix ? Une telle affaire ne pouvait qu’attirer des ennuis. Un chef rebelle qui se rend, cela suppose une rébellion. Quelle vraisemblance que cette rébellion fût vieille de quatre années ? Les journaux de l’opposition, ceux de la Métropole, allaient s’emparer de l’incident : troubles à Madagascar… soumission d’un chef sakalava… Qu’allait dire le gouverneur général ?

Décidément il fallait renvoyer ce bandit à sa brousse. D’autre part qu’adviendrait-il, si cet ancien rebelle levait une troupe ? Ç’avait été un homme très dangereux dans son temps. Et l’administrateur regardait avec étonnement l’espèce de bourjane miséreux, debout devant lui, dernier des grands Fahavalo. Puisqu’on le tenait, autant valait le garder. Mais pourquoi, pourquoi diable cette soumission tardive ? Botomora narra son histoire. Après l’affaire du gué de la Mania, quelques compagnons l’avaient transporté en lieu sûr. Il s’était guéri assez rapidement. Mais la nouvelle de sa mort s’était accréditée. Quinze jours plus tard, lorsqu’il sortit de sa cachette, tout était pacifié. Il se rendit compte qu’à la première tentative de sa part, on le livrerait aux vazaha ; abandonné de ses derniers fidèles, il se retira dans une grotte au milieu de la forêt de Besakoa. Il avait vécu là soixante lunes, tuant, quand s’en présentait l’occasion, un bœuf sauvage à coups de sagaies, vivant le reste du temps de bananes et de racines. Puis il en avait eu assez de cette existence. Les rebelles qui étaient venus après la guerre faire leur soumission avaient eu la vie sauve. C’est tout ce qu’il demandait.

L’administrateur comprit qu’il ne tirerait rien d’autre de ce rebelle soumis et entêté. Après l’avoir confronté avec un certain nombre de personnes, pour s’assurer de son identité, il l’envoya au chef-lieu de la province, sous bonne escorte. L’affaire ne fut point ébruitée. On conduisit Botomora à Tsindzoarivo, ancien séjour d’été de la reine ; il y fut soumis, avec quelques autres rebelles de son espèce, au régime de la prison libre. Il habitait une case en terre beaucoup plus confortable que sa grotte de Besakoa, recevait tous les jours une ample portion de riz ; sous la condition de répondre le soir à un appel, il pouvait flâner à son aise toute la journée. Le sous-officier qui commandait le poste, montrait avec orgueil aux étrangers, de passage à Tsindzoarivo, le fameux chef rebelle du Bevero, qui avait fait échec deux ans aux colonnes françaises, et de sa main avait tué deux Européens, un Chinois, deux Sénégalais et un nombre respectable de Malgaches. Les gens contemplaient avec stupeur cet homme sanguinaire, en train d’arroser des brèdes ou de tresser une corbeille en zozoro. D’aucuns s’étonnaient qu’on n’eût pas récompensé les exploits de ce chef de bande par douze balles Lebel, au lieu de le considérer comme un héros défenseur de sa patrie et d’en faire, par humanité, un prisonnier politique. Mais l’esprit chevaleresque de notre nation a parfois des exigences que le bon sens ne comprend pas.

Au bout d’une année, comme l’insurrection était devenue tout à fait de l’histoire ancienne, on renvoya les Fahavalo dans leurs villages. Botomora bénéficia de l’amnistie générale. Il retrouva, dans des cachettes connues de lui seul, bon nombre de piastres mises de côté pour ses vieux jours ; il mena dès lors l’existence chère à tout Sakalave, qui consiste à ne rien faire que manger, boire, se reposer et dormir. Il avait épousé (ses moyens le lui permettaient) deux jeunes femmes, et il s’appliquait, par une vie rangée, à mériter son nom de Botomora, qui en langue malgache veut dire « le garçon tranquille ».

  1. Je ne sais pas.
  2.  Mort.

La race inconnue

Charles RENEL (1866 – 1925)

Editeur Bernard Grasset 1910

PARIS

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article