Poème: O ville sainte qu'ombrage un bosquet de figuiers - Jean-Joseph RABEARIVELO

Publié le par Alain GYRE

Pour la journée internationale de la poésie, je dédie ce poème de Jean Joseph Rabearivelo en l'honneur d'Ambohimanga

Brice Danoly-Nirina Rakotomanga

O ville sainte qu'ombrage un bosquet de figuiers

toi qui, seule, comptes pour moi sr la terre !

O honneur du Passé, du Présent,

et du Futur-et de l'Eternité !

Je t'aime entre toutes, et je chanterai,

car je me conforme à la Sagesse,

laquelle exige qu'on vénère

le sol d'où a jailli la vie !

 

Je t'aime ? Tu es l'orgueil de mon Ile

comme tu fus et restes le berceau

et le tombeau des ancêtres royaux,

O toi dont les collines environnanes

aux flancs desquelles pendent des herbes grises,

sont, on dirait, ou ton écharpe ton cortège

à l'heure solennelle où tu reçois

la visite...sereine de l'Azur !

 

Lorsque le Vent-du-Sud versera sur vous son haleine

vous me demanderez, pet-être, ô forêt séculaire,

ô rochers moussus que les ans n'ont pu ronger,

Et toi, ô solitude verdoyante qui les berces,

pourquoi d'aussi vaines Ombres m'émeuvent ainsi,

et pourquoi-mon coeur est si sensible !

et vous concluerez que mes yeux voient de travers ?

Mais non ! Imanga est vraiment digne de notre vénération

car c'est là que naquit le Conquérant-de-l'Ile

 

Jean-Joseph RABEARIVELO

 

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