Spectacle de rues : Le retour des saltimbanques à Tana

Publié le par Alain GYRE

Spectacle de rues : Le retour des saltimbanques à Tana

 Rédaction Midi Madagasikara 9 janvier 2017

 

L’un des faiseurs de tour de force entrain de réaliser une de ses prouesses.

Une autre manière de gagner sa vie: devenir un saltimbanque. Etre un saltimbanque, c’est comme devenir un artiste du spectacle de rue, donner un spectacle vivant. C’est celui qui fait toutes sortes de tours et joue de l’étonnement, dans le but d’amuser le public qui devient rapidement nombreux comme par magie. A Tana, depuis peu, l’on assiste de temps en temps à ce genre de spectacle qui met également en action de plus en plus de jeunes… sans emploi. Mais depuis peu, ce type de prestation a comme pris de l’ampleur. C’est pourtant une occupation plutôt réservée aux jeunes garçons, parfois à cause des prestations particulièrement dangereuses qui nécessitent un savoir-faire particulier. Ils prennent souvent place à l’Avenue de l’Indépendance. Ils ne sont pas nombreux, parfois entre quatre et cinq jeunes, mais chacun a déjà un rôle précis. Personne ne doit se tromper sinon tout le spectacle tombe à l’eau. Et visiblement, tout est bien fait, ne manquant pas d’éblouir le public. «Il faut laisser les jeunes se débrouiller comme il faut surtout face à la précarité du travail comme maintenant. Tant qu’ils utilisent leurs talents à bon escient, rien ni personne ne devrait leur en empêcher. Il faut bien qu’ils gagnent leur vie. C’est mieux qu’ils font cela au lieu de voler », a souligné l’un des inconditionnels.  

20 000 Ar. En fait, les gens assistent à un spectacle de rues qui n’est pas tout à fait gratuit. Ils contribuent en versant de l’argent à titre symbolique. Ce qui ne permet donc pas aux artistes de ramasser beaucoup d’argent. « C’est mieux que rien. D’autant plus que ces activités nous permettent de passer notre journée », confie pour sa part, l’un des artistes. Chacun des spectacles leur permet de gagner en tout aux alentours de 20 000Ar. Effectivement, beaucoup s’accordent à dire que nos jeunes savent se débrouiller pour gagner de l’argent. Pourtant d’autres se soucient à cause du fait qu’en développant d’autres talents, ils pourraient être amenés à effectuer des activités malsaines, en faisant de cette mauvaise pratique leur gagne-pain. Libre à chacun de mener son analyse.

Arnaud R.

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