Exploitation rationnelle des cétacés à Sainte-Marie

Publié le par Alain GYRE

Ecotourisme : Exploitation rationnelle des cétacés à Sainte-Marie

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Signature d’une convention entre le ministre Jean Max Rakotomamonjy, et le président de Cétamada, Henry Bellon

Une convention a été signée entre le ministère du Tourisme et l'association Cétamada. Il s'agit de profiter d'une manière durable des mammifères marins.

«Une baleine vivante rapporte plus qu'une baleine morte », souligne Henry Bellon, président de Cétamada. Cette association spécialisée dans la protection des mammifères marins autour de Madagascar inscrit parmi ses priorités le développement de l'écotourisme, par le biais de l'exploitation des mammifères. Afin de mener à bien ses missions, elle a décidé de solliciter l'appui des autorités publiques à travers une convention signée avec le ministère du Tourisme.
« Nous avons une relation étroite avec les opérateurs privés, depuis plusieurs années. Ils nous soutiennent au niveau logistique, entre autres (…). Le développement de l'écotourisme a un avenir à Madagascar, mais il faut l'encadrer pour qu'il puisse bénéficier à tous », indique Henry Bellon.
Le ministre du Tourisme, Jean Max Rakotomamonjy, estime que l'exploitation rationnelle des mammifères marins pourrait rapporter gros au secteur. D'ailleurs, « la possibilité d'observer ces cétacés s'ajoute à nos offres touristiques », rapporte-t-il.
Ainsi, de nombreux touristes viennent spécialement à Sainte-Marie, entre juin et octobre, pour observer de près les baleines.
Soutien
« Un millier de baleines traversent le canal de Sainte-Marie, chaque année. La position géographique de l'île permet aux touristes d'observer de près ces mammifères », avance Sophia Rakotoharimalala, directeur exécutif de Cétamada.
La convention signée entre l'association et le ministère améliorera davantage l'exploitation touristique des cétacés.
« Les guides bénéficieront de formations gratuites. L'observation des cétacés nécessite une approche spéciale. Cétamada va également apporter son soutien aux associations locales », confie Jean Max Rakotomamonjy.
Outre le volet scientifique, Cétamada a, en effet, permis le développement des activités liées de près ou de loin aux cétacés. Basée à Sainte Marie, elle soutient, par exemple, des associations fabriquant des produits artisanaux.
L'association est également présente dans les zones où il est possible d'observer des mammifères marins, comme Nosy Be, Antsiranana et Toliara.

Judicaëlle Saraléa

Samedi 26 janvier 2013

L’Express

Publié dans Revue de presse

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