Les gambas de l’Ankarana: Aucune retombée au niveau de la Région

Publié le par Alain GYRE

Les gambas de l’Ankarana: Aucune retombée au niveau de la Région       

Mercredi, 21 Mai 2014

Les Gambas de l’Ankarana ou LGA, dont le Président directeur général (Pdg) et principal promoteur est Salim Ismael du groupe SOCOTA, a aujourd’hui plus de 10 ans. On se souvient qu’en 2000, après d’intenses tractations menées par ce grand opérateur et des membres du gouvernement Ratsiraka à l’époque, dont Pierrot Rajaonarivelo, Fredo Betsimifira et autres, auprès des dignitaires de la communauté Antakarana, ou l’Ankarabe, dont le Roi Tsimiaro III, la « LGA » a vu jour. Ce qui a suscité l’enthousiasme des dignitaires de l’Ankarabe se résume en grande partie par les retombées économiques et sociales de ce grand projet dans cette partie septentrionale de la Grande Ile notamment, le district d’Ambilobe et sa population. « Le cahier de charge est clair. Ce projet devait profiter non seulement à la Région mais surtout à la communauté laquelle est prévue constituer une grande partie du personnel de la « LGA » » ont déclaré des membres du personnel de ladite société. Aujourd’hui, plus de 10 ans après sa création, on peut dire sans ambages que tout baigne pour la LGA et qu’elle n’arrête pas de progresser dans ses activités. A preuve, l’extension en cours du bassin de grossissement des « gambas » (crevettes). Mais malheureusement, le développement de ladite société ne profite pas aux membres de son personnel, notamment ceux de l’Ankarabe. On est même tenté de dire que ces derniers font l’objet d’exploitation de la part des responsables locaux de la LGA. Sinon, comment expliquer qu’au bout de quelques années de travail, nombre d’entre eux sont renvoyés, pour être ensuite recrutés en tant que journaliers. « Cela fait 10 ans que nous travaillons au sein de la LGA, mais toujours  en tant que journaliers » ont déclaré des membres du personnel. La Région non plus ne trouve aucun intérêt dans le développement en flèche de ladite société.

« Rien de ce qui est stipulé dans le cahier de charge n’est respecté. La LGA, n’est même pas capable de réhabiliter la portion de la route qui relie Ambavanankaragna à Ambilobe, qui mesure à peine 40 km. Au bout de plus de 10 ans d’existence, aucun pont, même de fortune n’a été construit. Ambavanankaragna reste toujours de ce fait enclavé » ont-ils continué. Ces membres du personnel ont fait savoir qu’en aucun cas, ils ne remettent pas en cause l’implantation de la LGA à Ambavanankaragna. En revanche, ils lancent un appel au ministère de tutelle (pêche), le chef de Région Diana, ainsi que les dignitaires de l’Ankarabe, lesquels suivant le cahier de charge sont les partenaires de la LGA, pour rappeler à l’ordre les responsables de celle-ci et leur demander d’honorer leur engagement vis-à-vis d’eux et de leur Région.

 

S.I.

La Gazette

 

 

 

Publié dans Revue de presse

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