Médecine traditionnelle : Un recours de plus 80% des Malgaches

Publié le par Alain GYRE

Médecine traditionnelle : Un recours de plus 80% des Malgaches           

Jeudi, 06 Mars 2014

 

La Grande Ile est riche en plantes médicinales dont 80% ont des vertus thérapeutiques. Selon les enquêtes publiées, 80% de la population malgache ont recours à la médecine traditionnelle,

 

surtout les personnes vivant dans le monde rural. La perpétuation de la culture et du savoir traditionnel est la grande raison du choix des populations rurales. A part cela, leur faible pouvoir d’achat ainsi que la distance géographique par rapport au village et le centre de soin de base sont autant de raisons qui poussent les gens à la médecine traditionnelle. Et puis, les gens font plus confiance aux tradipraticiens qui sont réputés efficaces dont les soins sont à base des plantes.

 

Pourtant, les plantes médicinales et les tradipraticiens sont souvent négligés et non considérés par la médicine moderne. Les plantes médicinales et leurs vertus thérapeutiques ont fait leurs preuves à maintes reprises. La médecine traditionnelle malgache a toujours été un refuge pour la société. On bénéficie de méthodes naturelles, moins d’effets secondaires et surtout, elle est beaucoup plus abordable que la pharmacopée chimique dont les prix frisent la démence sur certains médicaments.

 

Mais la  médecine traditionnelle et les plantes médicinales n’ont jamais été une priorité pour les gouvernements successifs. Seules les institutions privées peuvent les exploiter, mais les tradipractiens ne peuvent pas rentabiliser le secteur. Pourtant, les plantes médicinales et les tradipraticiens représentent beaucoup pour les Malgaches. On a la richesse du savoir-faire ancestral qui s’est transmis de génération en génération. C’est ainsi que les remèdes traditionnels font toujours partie de la société malgache.

 

A part le problème rencontré personnellement par les tradipraticiens, les plantes médicinales sont menacées à cause de leurs dégradations. Certains organismes internationaux appuient actuellement la protection des plantes médicinales en Afrique. Récemment, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a publié des lignes directrices pour les bonnes pratiques de culture et de récolte des plantes médicinales. Ces lignes directrices doivent permettre aux autorités nationales de garantir une production de phytomédicaments durable, sûre, de bonne qualité et sans danger pour la population ou l’environnement.

 

En fait, les phytomédicaments pourraient constituer un remède naturel contre certaines affections et ils sont souvent facilement accessibles. Leur popularité augmente dans les pays riches et leur utilisation reste généralisée dans les pays en développement. On observe toutefois des cas plus nombreux d’effets indésirables chez les patients utilisant des phytomédicaments. L’une des principales causes de ces événements indésirables tient à la mauvaise qualité des produits, notamment la matière première utilisée pour leur fabrication ainsi qu’à des erreurs de détermination de l’espèce. La culture, la récolte et la classification des plantes revêtent donc une importance capitale pour la qualité et l’innocuité des phytomédicaments. Bref, des reboisements des plantes médicinales sont programmés.

 

R.V.

La Gazette

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