Pisciculture : Le tilapia pour améliorer la vie paysanne

Publié le par Alain GYRE

Pisciculture : Le tilapia pour améliorer la vie paysanne

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Le tilapia du Nil peut atteindre le poids de 3 kg

 

L’aquaculture occupe une place de plus en plus préponderante dans la région Boeny. En particulier, l’élevage de tilapia se développe à Amborovy.

 

Le projet d’aquaculture de tilapia dans la région Boeny se trouve à sa troisième année. En mars 2011, l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) et le gouvernement malgache avaient lancé le Projet de développement rural à travers la vulgarisation de l’aquaculture de tilapia du Nil (PATIMA).

D’une durée de trois ans et demie, il prendra fin en septembre 2014. Le projet vise à améliorer les conditions de vie des paysans dans les zones cibles, à savoir Mahajanga II, Marovoay et Ambato Boeny, à travers la promotion de l’élevage de tilapia.

Les 16 participants, des pisciculteurs de ces trois districts, ont participé à un stage de formation de trois jours à Amborovy, à partir du mercredi 22 mai. C’était la première formation depuis la création du projet. Jusqu’à présent, 30 pisciculteurs modernes et 120 simples aquaculteurs existent dans la région Boeny.

Le directeur de PATIMA, le Japonais Hiroki Eda, a dirigé la formation. Des experts et des consultants ont également encadré les participants. La biologie du tilapia, le sexage, l’alimentation, la qualité de l’eau, la sélection des sites d’élevage, et la production d’alevins ont été au programme de la première journée.

Une visite des bassins d’élevage de tilapia et de la polyculture, à Marovoay, dans le cadre d’une exploitation moderne, a été ensuite organisée, le jeudi 23 mai. Le passage des 16 participants à Andranofasika a été, par ailleurs, l’occasion d’étudier la qualité de l’eau.

« L’avantage du projet est de permettre aux pisciculteurs d’élever des poissons qui peuvent atteindre une taille maximale plus importante en utilisant des moyens naturels comme les excréments de bœuf, de porc ou de canard. Plongé dans le bassin, ce fumier va produire un produit naturel qui servira de nourriture aux poissons. On utilise moins de produits chimiques dans l’alimentation des tilapias », a expliqué l’expert Yan Kon.

Gros poisson

Le poids maximum des poissons élevés dans le centre de développement rural à Amborovy s’éleve à

3 kg. On compte huit de cette taille, vivant depuis trois ans dans un bassin de 1 m 10 de profondeur. Du jamais vu.

Vingt bassins composent le centre d’aquaculture de tilapia. Il existe également des bassins de géniteurs sur place. Plus de 1 500 sont regroupés dans un seul bassin de 5 m de diamètre. Le centre fournit des alevins aux pisciculteurs des trois districts.

L’alimentation des poissons consiste en la pelée à base de farine de poisson et de son fin obtenu du décorticage du paddy. À noter que les huit gros tilapias de 3 kg consomment chacun 200 g par jour de cette pelée.

« Ils mangent également des légumineuses comme le soja, de black-eyes, du maïs et du manioc », a expliqué une responsable.

 

 

Des techniques extensives d’alevinage

L’élevage de tilapia du Nil (Orechromis niloticus) démarre bien quand la température dépasse les 25°C. Et le cycle de reproduction peut être répété. La femelle pratique l’incubation buccale, ce qui accroît le pourcentage du taux de survie des alevins après éclosion.

Le projet PATIMA identifie et développe la production d’alevins ainsi que l’amélioration des espèces en tenant compte des caractéristiques. Il propose des techniques extensives et semi-extensives qui permettent d’accroître la production avec un minimum d’apports. Des essais et des contrôles sont effectués dans les fermes dont la taille et la structure des bassins, la quantité et la qualité de l’eau, la période d’ensemencement d’alevins ainsi que le choix de l’alimentation varient.

Le projet aide également les agents vulgarisateurs à développer leurs capacité de planification, de formulation et de coordination des activités, ainsi qu’à améliorer leurs connaissances techniques en matière d’aquaculture.

 

Promouvoir et produire

La promotion de l’aquaculture de tilapia et la mise en place d’un système de vulgarisation dans les zones-cibles sont les buts du projet. L’état des lieux, l’introduction de souches pures de niloticus de Japon, l’essai de vérification sur sites, le développement d’une méthode améliorée sur la technique de production d’alevins figurent parmi les activités du projet, depuis 2011.

PATIMA offre différents types de formation technique sur l’aquaculture de tilapia. Pour les pisciculteurs modèles, capables de produire des alevins et de partager les techniques avec les autres pisciculteurs, les formations consistent en la production d’alevins, l’amélioration des aliments et la gestion d’une ferme d’élevage de poissons.

Le bureau du PATIMA se trouve à l’ex-centre de développement de la culture de crevettes d’Amborovy.

 

 

Vero Andrianarisoa

 

Mardi 28 mai 2013

L’Express

Publié dans Revue de presse

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Théogène 21/12/2015 18:19

je vous remercie pour partager votre connaissance

steve 19/12/2014 09:20

Pourai je avoir votre num jaimerai en savoir plus car jsui eleveur amateur

Elysé 07/08/2014 15:25

aiza no misy fianarana miompy trondro