UNICEF Madagascar et le secteur touristique unis pour un projet contre la défécation à l’air libre

Publié le par Alain GYRE

UNICEF Madagascar et le secteur touristique unis pour un projet contre la défécation à l’air libre
(23-04-2013) - Environ 8 millions de personnes, soit 37% de la population, font encore leurs besoins dans la nature à Madagascar. Un demi-million de tonnes d’excréments sont chaque année rejetés en plein air et constituent une source importante de contaminations et de maladies liées à l’insalubrité publique et à la pollution de l’eau.
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L’UNICEF Madagascar, le secteur touristique dans cinq régions du pays à savoir Anôsy, Androy, Atsimo Atsinanana, Atsimo Andrefana et Analanjirofo, ainsi que les acteurs du secteur de l’eau et de l’assainissement lancent officiellement un projet qui consiste à atteindre un million de personnes ne pratiquant plus la défécation à l’air libre dans ces cinq régions ciblées d’ici la fin de 2014.

Le projet, qui se fonde sur la campagne lancée il y a deux ans, SANDAL 2018, permettra de booster l’approche Assainissement Total Piloté par la Communauté – connue sous le sigle de CLTS, et qui consiste à faire prendre conscience à la communauté des effets négatifs d’un mauvais assainissement de manière générale et ceux de la défécation à l’air libre en particulier. La stratégie du projet est que chaque acteur accompagne en moyenne 100 villages pour arrêter la défécation à l’air libre à travers l’approche CLTS. Des volontaires locaux issus de la communauté, et qui seront formés avec l’appui de l’UNICEF, sensibiliseront les communautés à avoir des latrines et à ne plus déféquer à l’air libre.
« Le secteur de l’eau et de l’assainissement à Madagascar a plus que jamais besoin d’une réunion des forces de tous les acteurs, qu’ils soient issus du secteur privé, public, ou d’autres structures », a expliqué Sylvia Gaya, Chef du programme WASH de l’UNICEF à Madagascar lors du lancement de ce projet à Fort-Dauphin.
« Nous nous sommes joints à ce projet car nous souhaitons agir pour que les ménages qui sont à proximité des hôtels soient conscients de la nécessité des latrines. L’initiative entreprise par les hôteliers de Taolagnaro va influer d’autres acteurs dans la région de l’Anosy et pourra servir de modèle dans d’autres régions de Madagascar » a soulevé de son côté Viviane Dewa, présidente de l’Office du Tourisme de Taolagnaro.

Pour le coordinateur du comité Diorano WASH, il a mis l’accent sur la nécessité d’utilisation de la latrine mais pas le cout de la latrine.

Le lancement du projet coïncide avec l’introduction à l’échelle de l’approche CLTS au niveau de la région Anôsy, où plus de neuf personnes sur dix font encore leurs besoins dans la nature. Les activités du CLTS démarreront dans trois communes, en collaboration avec les directions régionales de l’eau, de la santé et de l’éducation nationale ainsi qu’avec tous les acteurs de Diorano Wash.

A Madagascar, environ 8 millions de personnes font encore leurs besoins dans la nature, soit 37% de la population. Un demi-million de tonnes d’excréments sont chaque année rejetés en plein air et constituent une source importante de contaminations et de maladies liées à l’insalubrité publique et à la pollution de l’eau. Chaque année, des dizaines de milliers de Malgaches, notamment des enfants de moins de 5 ans, meurent de la diarrhée directement causés pour la plupart des cas par l’impureté de l’eau et le manque d’assainissement et d’hygiène.

Solofo Andrianjakarivelo

Publié dans Revue de presse

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